La ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes/hommes Aurore Bergé estime que c'est à Patrick Bruel , accusés de viols et d'agressions sexuelles, de "décider s'il souhaite être sur scène" alors que les appels à l'annulation de ses concerts se multiplient.
La veille, plusieurs maires ont invité le chanteur, visé par quatre enquêtes pour viols en France et une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle, à renoncer à se produire dans leurs villes. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire a ainsi invité le chanteur à "mettre entre parenthèses sa carrière", "y compris pour la sérénité de sa défense".
Sur RTL, Aurore Bergé a déclaré "comprendre l'émoi de celles et ceux qui considèrent que ce serait inapproprié, qui n'ont pas envie de s'y rendre. Mais ça c'est une liberté individuelle d'y aller ou pas", a-t-elle insisté.
Pour la ministre, "il y a des accusations qui sont portées contre lui, il y a des plaintes qui ont été déposées, il y a une information judiciaire qui est ouverte, mais il n'y a pas de condamnation".
"Si j'appelle solennellement Patrick Bruel à annuler ces concerts, vous imaginez bien l'interprétation immédiate qui en sera faite: il n'y a plus de présomption d'innocence", a expliqué Aurore Bergé.
La tournée de Patrick Bruel doit démarrer le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris, puis passer dans de nombreuses villes françaises, en Suisse et en Belgique. Mais plus au Canada, où trois dates de concerts prévues en décembre ont été annulées mardi par l'agence d'événementiel Gestev, en raison "du contexte actuel et de l'impossibilité d'assurer la promotion". En Belgique, où il doit se produire le 6 octobre, le bourgmestre de Forest Charles Spapens (PS) a également appelé à l'annulation du concert
