Les 22 personnes identifiées en France comme cas contacts de la passagère néerlandaise décédée de l'hantavirus ont désormais toutes commencé une quarantaine à l'hôpital, selon l'exécutif. Le gouvernement promet de faire preuve de « transparence » alors qu'il cherche à éviter toute psychose autour de ce virus. Auditionnée le mercredi 13 mai par les parlementaires, Stéphanie Rist, la ministre de la Santé a voulu montrer un gouvernement mobilisé face au risque sanitaire
Publié le : 14/05/2026 - 11:30 Modifié le : 14/05/2026 - 11:31
L'exécutif insiste : l'hantavirus « ne circule pas en France » et il n'y a « pas d'épidémie à ce stade », répète la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui multiplie les prises de parole ces derniers jours. Pour Prisca Thevenot, députée Renaissance, miser sur la transparence pour éviter les accusations d'opacité et d'impréparation qui avaient marqué la crise du Covid-19 est la bonne méthode : « Ça vise à aller à l'encontre d'éventuels discours populistes ou de volonté de polémiquer là où il n'y a pas besoin de l'être, et surtout à informer. C'est ce que les Français et Françaises nous demandent, et c'est ce que le gouvernement fait de façon proactive et récurrente. »
Le message porté par l'exécutif est clair : la situation est sous contrôle et il n'y a pas lieu de céder à la panique. « Il n'y a pas de pandémie, donc il n'y a pas à polémiquer ni à faire peur sur une impréparation du pays », abonde le député du Rassemblement national, Thomas Ménagé. Il pointe toutefois des zones d'ombre : « Force est de constater que quand on demande des chiffres précis sur le nombre de masques, de blouses, c'est un flou artistique. »
Même critique du côté de La France insoumise (LFI). Le député Hadrien Clouet estime que l'exécutif reste trop vague face au risque d'une éventuelle propagation mondiale. « Combien de lits ? Combien de masques ? Le premier des gestes barrières, c'est la transparence et l'information. (...) On voit qu'aujourd'hui les États-Unis n'ont pas un protocole strict, et vu qu'ils ont quitté l'OMS, j'ai de graves inquiétudes sur le traitement de cette maladie si jamais elle devait prendre une forme épidémique. »
De son côté, Matignon a assuré qu'en cas d'épidémie en France , ce qui n'est pas le cas avec l'hantavirus à ce stade, le pays disposait d'un stock suffisant pour y faire face pendant « minimum trois mois ». « On alerte et on informe les Français en trouvant le juste milieu » pour assurer une « totale transparence » sans multiplier les interventions, a expliqué la ministre de la Santé. Paris pousse désormais pour une riposte coordonnée à l'échelle européenne afin de casser rapidement les chaînes de transmission à l'échelle du continent.
