Alors que la hausse des prix dépasse 2 % en avril, le gouvernement doit recalibrer ses aides aux ménages. Avec un risque de dérapage des finances publiques.
C’est le retour d’un ennemi que l’on espérait vaincu. En avril, l’inflation a atteint 2,2 % sur un an. La poussée est particulièrement rapide : les prix n’avaient augmenté que de 0,9 % deux mois plus tôt. Une conséquence directe du conflit au Moyen-Orient . Et déjà le spectre d’une spirale inflationniste analogue à celle connue en 2022 et 2023 durant les premières années de la guerre en Ukraine plane au-dessus du pays. Sébastien Lecornu est sous pression. En avril, il avait décidé une première série d’aides, en prenant soin de les concentrer sur les populations les plus touchées par la hausse des prix à la pompe. Le 5 mai, à l’Assemblée nationale, il a convenu qu’il devrait aller plus loin. De nouvelles annonces devaient être faites en ce sens cette semaine, mais le gouvernement temporise pour le moment, mobilisé en priorité par la situation liée à l’hantavirus dans l’Hexagone.
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