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justicevia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Le service First VPN, prisé des cybercriminels pour dissimuler leur identité, démantelé par la justice

Personnalités citées :Laure Beccuau
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Le contexte

Le service First VPN a été utilisé par des cybercriminels pour dissimuler leur identité en ligne. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris en décembre 2021, en réponse à l'utilisation récurrente de ce service dans des infractions visant des victimes françaises. Les autorités françaises ont collaboré avec d'autres pays européens pour démanteler ce réseau.

Ce qu'il faut retenir

Le service First VPN a été démantelé lors d'une opération internationale menée par les autorités judiciaires françaises et néerlandaises. Trente-trois serveurs ont été saisis en Europe. Le principal administrateur, basé en Ukraine, a été entendu par les enquêteurs français. Le service était utilisé par plus de 5000 comptes pour des activités criminelles, notamment des ransomwares. Une information judiciaire a été ouverte pour plusieurs infractions, dont l'extorsion en bande organisée.

Ce que ça change

Cette opération souligne l'engagement des autorités françaises dans la lutte contre la cybercriminalité et leur capacité à collaborer avec d'autres pays pour démanteler des réseaux criminels. Elle met également en lumière les défis posés par l'utilisation de services VPN dans des activités illégales, ce qui pourrait inciter à des discussions sur la régulation de ces services.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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33 serveurs ont été saisis en Europe dans cette enquête internationale. Le service faisait «de la publicité exclusivement sur des forums cybercriminels».

Le service First VPN (réseau privé virtuel), «largement utilisé par des cybercriminels pour dissimuler leur identité» , a été démantelé mardi 19 mai au cours d'une opération internationale diligentée par les autorités judiciaires françaises et néerlandaises, avec l'appui notamment d'Eurojust et Europol, a annoncé jeudi la procureure de Paris. «Trente-trois serveurs ont été saisis dans différents pays d'Europe» , a précisé Laure Beccuau dans un communiqué. «Le principal administrateur, localisé en Ukraine, y a été entendu à la demande du juge d'instruction français, en présence des enquêteurs de la brigade de lutte contre la cybercriminalité» , a-t-elle ajouté.

Une enquête avait été ouverte en décembre 2021 par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, «devant le constat récurrent de l'utilisation de ce service VPN pour la commission de nombreuses infractions au préjudice de victimes françaises» . «Ce dispositif permettant de rediriger les connexions au travers d'un serveur tiers, empêchant ainsi d'en identifier l'origine, se présentait comme mettant ses utilisateurs à l'abri de toute identification, et comme non coopérant avec les services de police» , a rappelé la magistrate.

Laure Beccuau a souligné que le service, qui proposait des «offres tarifaires différentes selon le degré de complexité des relais de connexions» , faisait «de la publicité exclusivement sur des forums cybercriminels» . Les investigations diligentées par la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire de la préfecture de police et par l'Ofac (Office anti-cybercriminalité) ont permis d'établir que ce service, qui existait depuis 2014, «avait pu être utilisé par plus de 5000 comptes» et «de recueillir des éléments intéressant des enquêtes sur des ransomwares, comme Phobos» , a encore mentionné Laure Beccuau.

Une information judiciaire, procédure permettant la saisine de juges d'instruction pour superviser les investigations, a été ouverte en mars 2022, notamment pour «complicité d'accès, maintien et introduction frauduleuse de données dans un système de traitement automatisé de données (STAD)» , et «complicité d'extorsion en bande organisée et d'association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime» .

L'équipe commune d'enquête mise en place en 2023 avec les Pays-Bas a donné lieu à l'ouverture d'une équipe opérationnelle à Europol, avec l'appui de l'Espagne et de la Suède. «Au total, 83 dossiers de renseignements concernant 506 usagers ont pu être adressés aux pays partenaires» , a exposé la procureure de Paris. Les États-Unis, le Canada, et l'Allemagne ont contribué à l'enquête, tandis que l'Ukraine, la Suisse, le Royaume-Uni, le Luxembourg et la Roumanie ont participé à la journée de l'opération.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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