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DÉCRYPTAGE - Alors que les relations entre les sénateurs et Matignon étaient au beau fixe du temps de Michel Barnier et de François Bayrou, elles se sont largement détériorées ces derniers mois.
L’événement est assez rare pour être souligné. Mardi, en retoquant une seconde fois d’affilée la proposition de loi visant à légaliser l’aide à mourir , les sénateurs ont définitivement acté leur opposition frontale au texte sur la fin de vie du député Olivier Falorni, souhaité par le président de la République et soutenu par le gouvernement. Un rejet pur et simple qui n’est pas habituel au Palais du Luxembourg, où les parlementaires cultivent traditionnellement l’art du compromis. « En janvier, après le premier rejet, j’avais déjà dit que j’estimais que c’était une triste soirée pour le Sénat, qui n’avait pas fait son travail. C’est malheureusement encore le cas cette fois-ci. Nous sommes hors jeu » , regrette le patron du groupe socialiste, Patrick Kanner.
Ces derniers jours, dans les couloirs du Sénat, beaucoup plaidaient pour qu’un compromis émerge, à l’instar du patron du groupe centriste, Hervé Marseille . « Mais les divisions internes à LR et la dureté du PS ont conduit une nouvelle…
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