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Nous, jeunes élus socialistes, avons fait un choix simple mais exigeant : entrer dans l’arène municipale à un moment où plus d’un maire sur quatre n’a pas souhaité se représenter, où les violences, les démissions, la lassitude minent la démocratie locale. Nous connaissons les contraintes très concrètes de cet engagement : charge mentale, conciliation difficile avec les études ou un premier emploi, précarité matérielle, incivilités, bureaucratie envahissante. Trop souvent, les jeunes renoncent avant même d’avoir essayé, parce que tout, dans l’organisation actuelle du mandat, leur dit qu’ils ne sont ni attendus ni protégés.
Et pourtant, nous affirmons que, pour notre génération, le niveau municipal est l’un des rares espaces où l’on peut encore changer les choses à une échelle humaine : rouvrir un commerce, maintenir un service public, inventer de nouvelles solidarités, répondre à la crise écologique dans la réalité du quotidien. Là où certains ne voient plus que contraintes, nous voyons des leviers d’action puissants : des équipes soudées, des habitants qui se mobilisent, des projets qui transforment réellement la vie de nos communes.
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