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electionsvia BFM TV··4 min de lecture

Présidentielle 2027: comment expliquer l'embouteillage des candidatures à un an du scrutin?

Personnalités citées :Gabriel AttalFabien RousselJérôme GuedjÉdouard PhilippeNicolas Dupont-AignanMarine Le PenEmmanuel MacronBruno RetailleauOlivier FaureBoris Vallaud
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Le contexte

À moins d'un an de l'élection présidentielle de 2027, une trentaine de candidats potentiels sont déjà évoqués. Ce phénomène d'embouteillage de candidatures n'est pas nouveau et s'explique par divers facteurs, notamment la désorganisation des partis traditionnels et l'impact de l'élection précédente.

Ce qu'il faut retenir

L'article analyse la situation actuelle des candidatures pour l'élection présidentielle de 2027, soulignant la présence d'une trentaine de candidats pressentis. Il évoque des figures comme Gabriel Attal et Fabien Roussel, ainsi que les dynamiques internes des partis politiques, notamment le Parti socialiste et Les Républicains. Les primaires sont présentées comme un facteur d'élargissement du nombre de candidats, tandis que les sondages influencent les ambitions des prétendants.

Ce que ça change

La multitude de candidatures pourrait compliquer le paysage politique et influencer les stratégies des partis. Les difficultés internes des partis traditionnels et l'impact des sondages pourraient également redéfinir les attentes et les alliances à l'approche de l'élection. L'article met en lumière les enjeux qui pourraient façonner la campagne présidentielle.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Il suffit d’imaginer l’équivalent de trois équipes de football. Voilà à quoi ressemble l’effectif des candidats, pressentis ou déclarés, à l’élection présidentielle de 2027 , à moins d’un an de l’échéance. Au total, une trentaine d’ambitieux est citée pour l’Élysée. Dernier en date, Gabriel Attal, qui a officialisé ce vendredi 22 mai son entrée en campagne depuis un village de l'Aveyron .

Le tout donne des impressions de foire à la candidature. Néanmoins, cet embouteillage n'est pas inédit, loin de là, confirment différents experts auprès de BFM. Car, comme pour chaque présidentielle, beaucoup se lancent dans le grand bain, même s'ils savent qu'ils n'iront pas au bout de leur candidature.

Il s'agit par exemple de présenter une "candidature de témoignage", indique le politologue Bruno Cautrès , qui prend l'exemple du communiste Fabien Roussel . Lequel pourrait se présenter pour la seconde fois après la présidentielle de 2022 où il avait réuni 2,28% des suffrages.

"On voit que pour le Parti communiste français, exister dans la présidentielle, avoir leur candidat, c’est une garantie de maintenir le parti dans sa capacité à être visible, même si Fabien Roussel et le PCF savent très bien qu’il n’a aucune chance de faire un gros score", dit-il.

L'historien Jean Garrigues cite quant à lui le socialiste Jérôme Guedj , qui s'est officiellement déclaré dans la course le 5 février. Le député, très critique de La France insoumise, n'a "évidemment pas l'intention d'être élu président de la République", mais plutôt "l'intention de faire entendre une voix discordante au sein du Parti socialiste", explique l'auteur des Avocats de la République (Odile Jacob).

Autre cas de figure présenté par Bruno Cautrès: celui des prétendants à l'Élysée qui veulent "prendre date". Avec "l’hypothèse de pouvoir obtenir quelque chose en échange d'un désistement, un retrait ou un appel à soutenir le candidat qualifié pour le deuxième tour."

Ainsi, pour 2027, Gabriel Attal et Édouard Philippe pourraient finir par se rejoindre, selon celui qui apparaît comme le mieux placé. Aussi, en 2017, Nicolas Dupont-Aignan, qui avait réuni 4,70% des voix au premier tour, s'était rangé derrière Marine Le Pen avant la seconde manche, avec la promesse de devenir son Premier ministre si la leader de l'extrême droite parvenait à l'emporter face à Emmanuel Macron.

Certaines raisons, celles-ci davantage liées au contexte des années récentes, peuvent également expliquer la multitude d'impétrants. La principale: "la désorganisation, le désarroi des partis traditionnels", dixit Jean Garrigues. À savoir le Parti socialiste pour la gauche et le parti Les Républicains pour la droite, très abîmés depuis la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron, en 2017.

Certes, Bruno Retailleau est officiellement candidat pour LR, mais sa difficulté à réunir les cadres de son parti est criante, tant certains ne cachent pas leurs envies élyséennes. Entre Xavier Bertrand, Michel Barnier ou encore David Lisnard qui a fini par claquer la porte du mouvement.

Pour Olivier Faure, la situation est encore plus délicate. Le premier secrétaire socialiste défend un candidat commun hors La France insoumise, via une primaire dans l'idéal. Mais celle-ci est largement remise en question. Difficile pour lui dans ce contexte de faire émerger sa propre candidature. Lui aussi est confronté à de forts désaccords en interne, au point que Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a décidé de quitter la direction du parti .

Qu'elles soient mal embarquées ou non, les primaires participent justement à élargir le spectre des candidats. Elles sont "le symptôme de cette incapacité à voir s'imposer des candidats des grands partis. Mais aussi l'une de ses causes. Parce qu'évidemment, la primaire autorise toutes les ambitions", explique Jean Garrigues.

Depuis 2017, les candidats peuvent aussi être poussés par un "effet Macron". Cette idée que même en partant de loin, il y a un trou de souris, une possibilité d'arriver à l'Élysée.

Pour autant, lors de sa première élection, Emmanuel Macron était "le seul candidat centriste dans l'équation politique", après le ralliement de François Bayrou, rappelle Benjamin Morel. Le constitutionnaliste et politologue souligne que l'actuel président a bénéficié d'une candidature bien à gauche côté PS, celle de Benoît Hamon et d'une autre très à droite pour LR, celle de François Fillon. Ce qui lui a dégagé la route sur l'espace du centre.

Or, actuellement "il y a un peu pléthore de candidats au centre" et "l'espace politique que crée Macron en 2017 n'existe nulle part", recadre Benjamin Morel. D'où un "effet Macron mal compris", d'après lui.

Un dernier élément peut justifier la tentation d'une candidature avant 2027: les sondages. En prédisant un seuil de qualification bas pour le second tour derrière le Rassemblement national, les études d'opinion aiguisent les appétits. "Au fond, plusieurs candidats compris entre 8 et 12% se disent qu'à la faveur d'un contexte particulier, ils pourraient finalement passer à 14-15%", commente Bruno Cautrès.

Dans tous les cas, la liste des prétendants va fatalement s'affiner. Lesquels obtiendront un prêt bancaire? Lesquels réuniront les précieux 500 parrainages d'élus?

Sur le premier point, Benjamin Morel précise: "Les banques prêtent à l'automne quand vous faites à minima 7-8 % dans les sondages. La dernière fois, elles ont prêté à Valérie Pécresse et à Hidalgo, qui faisaient beaucoup plus. Au regard de leur résultat final (4,78% pour l'une; 1,75% pour l'autre, NDLR), elles risquent de bien vouloir moins se mouiller."

En résumé, rien ne dit que le record de candidatures officielles à l'élection présidentielle sous la Ve République sera battu en 2027. Celui-ci remonte à 2002. Cette année-là, ils étaient 16 sur la ligne de départ.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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