Elisabeth Borne, Paris, le 20 mars 2025 - JULIEN DE ROSA
Une liste de candidats qui s'allonge au regret de l'ex-Première ministre. Élisabeth Borne a dénoncé la multiplication des candidatures de son camp politique pour la prochaine élection présidentielle de 2027, ce vendredi 15 mai sur TF1 .
"On a une multiplication de candidatures, on ne parle pas du fond", déplore-t-elle en attaquant en filigrane Gabriel Attal , secrétaire général de Renaissance , et en alimentant leur querelle par médias interposés qui court depuis le début de l'année.
Alors que Gabriel Attal doit s'apprêter à se déclarer - le Conseil national du parti Renaissance l'ayant appelé cette semaine "à être candidat à l'élection présidentielle de 2027" - Élisabeth Borne, elle, a claqué la porte du parti macroniste. Le 6 mai dernier, l'ancienne Première ministre avait annoncé quitter la direction de Renaissance, tout en y conservant sa carte. Le lendemain, son nouveau livre Réveillons-nous est publié.
Ce vendredi matin, à propos de sa démission, l'ancienne Première ministre ne s'étend pas. "J'ai des désaccords sur la méthode et sur la ligne", consent-elle. Et surtout, selon la polytechnicienne, autour de Gabriel Attal, "on n'a pas assez de débats".
Par ailleurs, Élisabeth Borne considère que "face à l'inquiétude de nos concitoyens, au contexte international, à la situation nationale, toutes ces logiques tactiques individuelles font courir un risque considérable à notre pays".
Pour ce faire, elle a créé son propre parti, Bâtissons ensemble, qu'elle imagine comme "un espace ouvert où l'on parle d'idées".
Questionnée sur son éventuelle candidature à la course à l'Élysée, l'ex-Première ministre botte en touche et martèle qu'il faut "parler projets".
