À un an de la présidentielle, l'écologie est-elle l'angle mort de la droite ?
"Il n'y a pas de vision de droite sur l'écologie" : c'est l'aveu d'un député LR, qui concède que "Bruno Retailleau pourrait avoir une originalité sur le sujet" , mais que "son entourage n'y est pas sensible." Il y a bien un groupe de travail qui planche sur l'écologie pour le candidat à la présidentielle, des propositions à venir sur le sujet, mais pour l'heure lorsqu'on parle écologie chez LR, la réponse est que l'enjeu, c'est l'énergie. "Notre erreur c'est que quand on nous parle petits oiseaux, on répond nucléaire" , admet un fidèle du camp Retailleau. Le patron de la droite combat l'écologie dite punitive, veut arrêter de subventionner les énergies renouvelables... Pourtant, historiquement, "la droite n'a pas à rougir" , insiste un proche qui rappelle le Grenelle de l'environnement sous Nicolas Sarkozy, le tout premier ministère de l'Environnement créé sous Pompidou ou encore le cri d'alarme de Jacques Chirac en 2002 à Johannesburg : "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs..."
Le "monsieur écologie" chez LR s'appelle Antoine Vermorel-Marques, c'est un proche de Michel Barnier qui lui-même se revendique comme écologiste. Et, il y a huit ans, un ancien étudiant de la Sorbonne, Ferreol Delmas, a créé un think tank qui défend une écologie de droite "proche des terroirs" , explique-t-il : "L'écologie ne peut être que conservatrice" , selon lui. Son groupe de réflexion, qui prône l'enracinement, organise des conférences, va à la rencontre des maires, produit des notes en espérant qu'elles trouvent un écho chez les candidats de droite.
"Quand vous êtes vraiment habité par un sujet, vous ne sautillez pas d'un ministère à l'autre" : l'ascension éclair de Gabriel Attal, l'"homme pressé" qui espère conquérir l'Elysée
