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electionsvia Sud Ouest··4 min de lecture

Présidentielle 2027 : “Nous avons encore envie”, Raphaël Glucksmann prépare le terrain sans se déclarer

Personnalités citées :Raphaël GlucksmannYannick JadotBoris VallaudEmmanuel MaurelCarole DelgaNicolas Mayer-RossignolMichaël DelafosseHélène GeoffroyPierre OuzouliasYannick Monnet
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Le contexte

Raphaël Glucksmann, eurodéputé et leader de Place publique, s'active pour préparer sa candidature à la présidentielle de 2027. Il cherche à rassembler la gauche autour d'un projet commun tout en écartant l'idée d'une primaire. Le débat sur la candidature à gauche est en cours depuis plusieurs mois, avec des figures comme Jean-Luc Mélenchon et d'autres candidats potentiels.

Ce qu'il faut retenir

Raphaël Glucksmann multiplie les initiatives pour construire une dynamique à gauche en vue de la présidentielle de 2027. Il a prévu la publication d'un livre et un meeting pour promouvoir son projet. Glucksmann s'oppose à l'idée d'une primaire de la gauche et cherche à établir un projet commun avec d'autres leaders de gauche. Il est actuellement en tête des sondages parmi les candidats potentiels de gauche.

Ce que ça change

La dynamique que Glucksmann tente de créer pourrait redéfinir le paysage politique à gauche en France. Si sa candidature se concrétise, cela pourrait influencer les stratégies des autres candidats et la manière dont la gauche se positionne face à l'extrême droite. Le succès de son initiative dépendra de sa capacité à rassembler divers courants de gauche autour d'un projet commun.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’eurodéputé Raphaël Glucksmann multiplie les initiatives politiques et éditoriales pour construire une dynamique à gauche tout en écartant l’idée d’une primaire

Pas encore officiellement candidat à la présidentielle, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann espère créer un élan avant l’été, avec la publication d’un livre et un meeting, l’occasion aussi d’enterrer définitivement l’idée d’une primaire de la gauche . « Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat », assurait le leader de Place publique début mai. Arrivé en tête de la gauche aux élections européennes avec 13,8 %, il n’envisage pas d’officialiser sa candidature avant au moins septembre.

Mais il pose des jalons, avec la parution jeudi d’un livre, « Nous avons encore envie » (Allary Éditions), dans lequel il appelle à un « grand sursaut patriotique » et présente les grandes lignes d'« un nouveau contrat social, politique, civique et écologique qui rende la France fidèle à son histoire », explique-t-il dans une lettre à ses adhérents.

Positionné sur une ligne sociale-démocrate, pro-européenne, écologiste , mais aussi anti-LFI, Raphaël Glucksmann s’est associé à l’écologiste Yannick Jadot, au socialiste Boris Vallaud et à l’ex-socialiste Emmanuel Maurel, pour lancer une initiative, « Construire 2027 », visant à établir un projet commun, « crédible et mobilisateur » face à l’extrême droite. Ils se réunissent régulièrement, notamment à la Maison Saint-Martin, un restaurant parisien, pour peaufiner la stratégie.

« Il y a toujours des nouveaux », se félicite Yannick Jadot, citant parmi les convives les socialistes Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, Michaël Delafosse, édile de Montpellier, Hélène Geoffroy, l’ex-maire de Vaulx-en-Velin, tous opposants au premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. Dans cette équipe se trouvent aussi des communistes : le sénateur Pierre Ouzoulias, le député Yannick Monnet, l’ex-sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, et des membres de la société civile comme Laurence Tubiana.

Pour rendre acceptable « une candidature commune sur un spectre politique aussi large », Yannick Jadot résume : « C’est ceinture et bretelles, avec un programme, puis une équipe qui porte ce projet et apparaît comme pouvant gouverner le pays. Puis un accord pour les législatives ». Tous en sont persuadés, le Parti socialiste mais aussi une partie des écologistes les rejoindront, et mettront un terme définitif à la tentative de primaire de la gauche, défendue par Olivier Faure et la patronne des écologistes Marine Tondelier. « On a des indicateurs de plus en plus forts que le Parti socialiste se résout ou se convainc que la candidature de Raphaël devient la meilleure », résume Sacha Houlié, ex-député macroniste qui a rallié l’eurodéputé.

Quant à l’ex-insoumis François Ruffin, déjà candidat, ou le communiste Fabien Roussel, qui envisage de l’être, « ils n’auront pas le choix. Quand il y aura une dynamique à 17-18 % et qu’ils seront à trois, ce sera fini », prévient un proche de l’eurodéputé. C’est seulement après la construction de l’équipe qu’interviendra la désignation du « candidat le mieux placé », prévoit Raphaël Glucksmann. Sans grand suspens, puisqu’il est à ce stade celui qui dispose dans les sondages des meilleures intentions au sein de cet espace politique (autour de 12 %), pour espérer capter le vote utile à gauche face à Jean-Luc Mélenchon. Même si l’ancien président François Hollande est aussi en embuscade.

Raphaël Glucksmann a déjà prévu un meeting le 13 juin à Aubervilliers, où il va « montrer son envie » de gagner. « Tous ceux qui en doutent en seront pour leur frais », assure Sacha Houlié. « Ce que vont retenir les gens c’est ce que ce type-là peut diriger le pays », considère Yannick Jadot, qui juge que le moment du « rassemblement aura lieu en septembre ». « Mais il faut se mettre d’accord avant l’été. On ne peut pas faire les rentrées politiques dans ce bordel ».

Au Parti socialiste, il reste des sceptiques : Raphaël Glucksmann « n’est pas capable de battre Éric Zemmour dans un débat », assure un député, en référence à son duel raté avec le candidat d’extrême droite sur LCI en novembre. Le même fustige aussi la récente parution d’une note « délirante » d’un conseiller de l’eurodéputé, lui suggérant d'« éviter » certaines cibles électorales qui lui sont moins favorables, comme les banlieues, les faibles revenus et les jeunes. Raphaël Glucksmann a affirmé être « à l’opposé » de cette note qu’il a immédiatement rejetée. Dans l’entourage d’Olivier Faure, on ironise aussi sur son appel à « un grand sursaut patriotique » : dans son livre, le thème de « la Nation » est très présent, ce n’est « pas tout à fait l’angle naturel de quelqu’un qui est candidat pour la gauche ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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