Le secrétaire général du parti Renaissance, Gabriel Attal, après sa rencontre avec le Premier ministre François Bayrou à l'hôtel de Matignon, le 2 septembre 2025, à Paris - Thomas SAMSON
Gabriel Attal a franchi ce mardi une nouvelle étape interne chez Renaissance de son imminente candidature à l'élection présidentielle , le Conseil national du parti l'appelant à se déclarer, une semaine après la démission d'Élisabeth Borne de la présidence de cette instance.
Réuni mardi soir, le Conseil national, "parlement du parti", a adopté une motion qui "appelle le Secrétaire général du parti, Gabriel Attal à être candidat à l'élection présidentielle de 2027". L'ancien Premier ministre a formellement jusqu'au 1er octobre pour déclarer sa candidature qui "ne deviendra effective qu'après un vote des adhérents organisé dans les prochaines semaines", précise le parti.
La motion a été adoptée à 221 voix (91%) contre 22 (9%) favorables à une primaire interne. 10 votants se sont abstenus. Le Conseil national, qui compte 303 membres, était "exceptionnellement" présidé lundi soir par l'eurodéputée Fabienne Keller, selon la même source.
Élisabeth Borne a démissionné mercredi de la présidence de cette instance, expliquant ne pas se retrouver "complètement" dans la ligne portée par Gabriel Attal, "pas forcément débattue" en interne selon elle.
La députée du Calvados avait échoué fin 2024 à empêcher son jeune successeur à Matignon de s'emparer du parti fondé par Emmanuel Macron, quelques mois après la dissolution de l'Assemblée nationale.
La voie partisane est donc ouverte pour une déclaration de candidature pour Gabriel Attal, déjà en campagne active depuis la sortie de son livre fin avril . Il multiplie déplacements, dédicaces et réunions publiques et a programmé un meeting à Paris le 30 mai.
Dans le bloc soutenant initialement Emmanuel Macron, Édouard Philippe est candidat déclaré à l'Élysée depuis fin 2024. Le président d'Horizons a réuni les cadres de son parti dimanche à Reims et tiendra notamment une réunion publique à Paris le 5 juillet.
Les deux anciens chefs de gouvernement ont tous deux publiquement évoqué la perspective d'un "rassemblement" en vue d'une candidature unique en 2027.
