Michel-Edouard Leclerc a lu et annoté le dernier ouvrage de Boris Vallaud, président du groupe parlementaire PS, Nos vies ne sont pas des marchandises. Manifeste pour la démarchandisation (Seuil). L'auteur peste contre ce marché "devenu la fin de lui-même". "Les thèses que vous développez sur les excès du marché, je les ai lues il y a 50 ans. Le procès qu'il faut faire aujourd'hui, c'est celui de la démission des élites" lui répond "MEL". Entretien croisé dans lequel le plus politique n'est pas forcément celui que l'on croît.
L'Express : Pourriez-vous nous donner, chacun, votre définition du marché ? Ogre démiurge ou pilier de la liberté ?
