Emmanuel Macron et Donald Trump au sommet pour la paix à Gaza, à Sharm El-Sheikh, le 13 octobre 2025. YOAN VALAT / AFP
S’abonner permet de commenter les articles. Et pas que : vous pouvez les consulter et les offrir à vos proches.
« Nous avons réussi ! » La meilleure façon de se prémunir d’un échec, c’est encore de crier victoire à l’avance. L’Elysée insiste : ce G7 d’Evian sous présidence française (15-17 juin), le dernier grand sommet diplomatique organisé en France sous la présidence d’Emmanuel Macron, est « d’ores et déjà un succès ». Pour sauver la pertinence de l’événement et endiguer la marginalisation du club, qui ne représente plus que 28 % de l’économie mondiale, il fallait une « photo de famille » convaincante et avant tout sécuriser la présence de Donald Trump. Longtemps, la Maison-Blanche a laissé planer le suspense sur un « no-show » du président américain, qui aurait constitué une offense inédite. L’an dernier au Canada, le milliardaire, qui ne cache pas son dédain et son ennui à l’égard de ce genre de barnums chorégraphiés, avait quitté Kananaskis au bout d’une poignée d’heures, prétextant des affaires urgentes à régler depuis Washington – l’Iran, déjà. Cette fois, le président américain est parvenu à régler le dossier in extremis avant son arrivée en France, avec un protocole d’accord conclu dimanche, au soir du 80e anniversaire de Donald Trump. Le texte doit être signé vendredi à Genève.
De quoi donner un peu de sérénité et de perspective à ce G7 sous pavillon français. Ces derniers mois, l’organisation tricolore s’est pliée en quatre pour inciter Donald Trump à rester en France le plus longtemps possible. Elle a reporté d’un jour le sommet, afin de permettre au président américain …
sans engagement, résiliable à tout moment
