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santevia Le HuffPost··2 min de lecture

Accès aux soins : cette étude pointe des disparités cachées et parfois « considérables » pour obtenir un rendez-vous

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Le contexte

L'accès aux soins en France est un sujet de préoccupation croissant, notamment en raison des délais d'attente pour obtenir des rendez-vous médicaux. Les études récentes mettent en lumière les inégalités d'accès selon les spécialités médicales et les territoires. La gestion des rendez-vous par des plateformes comme Doctolib permet de quantifier ces disparités.

Ce qu'il faut retenir

Une étude de Doctolib et de la Fondation Jean-Jaurès révèle que les délais pour obtenir un rendez-vous médical varient considérablement selon les spécialités et les départements. Les généralistes affichent des délais stables, mais 47 % des départements constatent une augmentation des délais. Les cardiologues, par exemple, ont un délai médian de 42 jours, tandis que les dermatologues voient une amélioration mais restent à 32 jours. Des écarts importants existent entre les territoires, avec des délais allant de 16 jours à Paris à 164 jours dans le Gers.

Ce que ça change

Cette étude souligne les inégalités d'accès aux soins en France, ce qui pourrait inciter les décideurs politiques à prendre des mesures pour améliorer la situation. Les disparités géographiques mettent en lumière la nécessité d'une répartition plus équitable des professionnels de santé et d'une meilleure gestion des ressources médicales.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Trois jours pour le généraliste, 42 jours pour le cardiologue. Les délais médians pour obtenir un rendez-vous médical sont restés « relativement stables » ces deux dernières années. Mais ce constat cache des disparités, parfois très importantes, selon les professions et les territoires, d’après Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès.

L’étude, partagée à l’AFP et Ici, le réseau des radios locales de Radio France, se base sur 234 millions de rendez-vous en 2025 auprès de 80 000 professionnels de santé utilisateurs de l’outil de gestion des rendez-vous de Doctolib.

Pour les généralistes , pierre angulaire du système de santé français, les principaux indicateurs sont stables entre 2023 et 2025, à l’exception de la part des rendez-vous à plus de 7 jours qui augmente (+3 points à 35 %), un signe de dégradation. Mais, avertit l’étude, pour les généralistes comme pour toutes les spécialités, des chiffres nationaux peuvent cacher de fortes disparités géographiques.

« Entre 2023 et 2025, 47 % des départements enregistrent une hausse des délais » médian pour les généralistes, « 49 % restent stables, et seulement 4 % connaissent une amélioration » . Coordonnée par la géographe Joy Raynaud, l’étude montre par ailleurs une dégradation des délais médians chez les pédiatres (+1 jour, passé à 8 jours), chez les cardiologues (+1 jour, désormais 42 jours), les psychiatres (+1 jour, désormais 15 jours).

Les dermatologues voient leur délai de rendez-vous s’améliorer (-3 jours), tout en restant à un niveau très élevé de 32 jours avec des écarts départementaux importants. Idem chez les gynécologues, dont le délai diminue de 2 jours à 19 jours, malgré des « déséquilibres structurels profonds » . Les sages-femmes, qui peuvent se substituer aux gynécologues pour les suivis ordinaires, ont l’avantage de présenter un délai de 12 jours. Mais c’est un jour de plus par rapport à 2023, malgré la démographie en hausse de la profession.

Parmi les professions aux évolutions favorables, les kinés voient leur délai médian rester stable à 6 jours, avec une part des rendez-vous à plus de 7 jours qui diminue. Les chirurgiens-dentistes passent à 10 jours (-1 jour). Et les ophtalmologues affichent une réduction record (-4 jours à 21 jours), grâce au renfort « d’orthoptistes, opticiens, infirmières et assistants médicaux » .

L’étude montre des « écarts départementaux considérables » , comme en cardiologie où il faut compter 16 jours d’attente pour obtenir un rendez-vous à Paris contre 164 jours dans le Gers. Difficile toutefois de désigner les territoires qui cumuleraient toutes les difficultés, car « chaque profession a sa propre géographie de l’accès aux soins, qui ne se superpose pas à celle des autres » .

« La cardiologie est sous tension dans l’arc Occitanie-Vallée du Rhône. L’ophtalmologie et la pédiatrie dans le Grand Ouest. La dermatologie dans le Nord et le Centre-Est » , égrène le rapport.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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