Aller au contenu principal
Toute l'actualité
internationalvia L'Express··4 min de lecture

Au sommet du G7, Donald Trump se montre prêt à rouvrir le dossier ukrainien

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Donald TrumpEmmanuel MacronVolodymyr ZelenskyFriedrich MerzMark Carney
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le sommet du G7 s'est tenu à Évian-les-Bains, en France, où les dirigeants des principales puissances occidentales se sont réunis pour discuter de questions de politique étrangère et de sécurité, notamment la guerre en Ukraine. Les relations entre les États-Unis et l'Ukraine, ainsi que les sanctions contre la Russie, sont des sujets centraux de ce sommet.

Ce qu'il faut retenir

Lors du sommet du G7, Donald Trump a exprimé un nouvel intérêt pour le dossier ukrainien, soutenu par une déclaration commune des leaders du G7 renouvelant leur soutien à Kiev. Les États-Unis ont convenu d'augmenter l'aide militaire à l'Ukraine, y compris des capacités de défense aérienne. Emmanuel Macron a invité Volodymyr Zelensky à participer au sommet, soulignant l'importance de la coopération entre les alliés. Les dirigeants européens ont encouragé Trump à faciliter des pourparlers entre Zelensky et Poutine pour mettre fin au conflit.

Ce que ça change

Cette dynamique pourrait influencer les relations entre les États-Unis et l'Europe concernant la guerre en Ukraine. L'engagement renouvelé de Trump pourrait renforcer la pression sur la Russie et modifier les stratégies des alliés européens face à la situation en Ukraine. Les discussions sur un éventuel accord entre Trump et ses homologues européens pourraient également avoir des implications pour la sécurité régionale et les relations transatlantiques.

L'article complet

Source originale sur lexpress.fr

Après l'Iran, l'Ukraine ? Alors que Washington a annoncé cette semaine la signature à venir d' un accord-cadre avec Téhéran , pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d'Ormuz, le président américain Donald Trump semble reprendre de l'intérêt pour le dossier ukrainien. A Évian-les-Bains (Haute-Savoie), où le sommet du G7 s'achève ce mercredi 17 juin, les principaux leaders occidentaux ainsi que le dirigeant américain ont en effet renouvelé leur soutien à Kiev, dans une déclaration commune convenant d'une reprise des sanctions contre la Russie.

Une attitude saluée par les dirigeants européens : "C’est la première fois depuis l’entrée en fonction du président Trump que nous publions une déclaration commune lors d’un sommet du G7 et que nous trouvons un terrain d’entente sur les grandes questions de politique étrangère et de sécurité de notre époque", a souligné le chancelier allemand Friedrich Merz, en marge du sommet. "Je considère cela comme un véritable succès."

Au deuxième jour du sommet, mardi, les Etats-Unis se sont joints à la déclaration des chefs d'Etat du G7, prévoyant "d’accroître la fourniture à l'Ukraine de capacités de défense aérienne, de systèmes de défense et d’intercepteurs supplémentaires, ainsi que de capacités de longue portée".

L'accord vise aussi à reprendre les sanctions contre le pétrole russe, suspendues afin de soulager les prix mondiaux de l'énergie, suite aux perturbations dans le détroit d'Ormuz. "Nous allons pouvoir le faire parce que le pétrole coule à flots désormais", a répété Donald Trump, se félicitant du cessez-le-feu de 60 jours convenu avec l'Iran.

Les autres membres du G7 (le Japon, la France, le Canada, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Allemagne) ont exhorté Donald Trump à tenter de sortir de l'impasse concernant la fin de la guerre en Ukraine, en organisant aux États-Unis des pourparlers entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine. Le président ukrainien, présent au sommet du G7 à l'invitation d'Emmanuel Macron, tente lui aussi de renouer le dialogue avec Donald Trump. Volodymyr Zelensky a ainsi pu s'entretenir avec le président américain, quatre mois après leur dernier face-à-face. "Les discussions que nous avons eues entre nous et avec le président américain - tant lors de réunions officielles que lors de rencontres informelles en marge des événements - me donnent un certain sentiment d'optimisme", a rapporté Friedrich Merz.

En début de semaine, Donald avait déclaré au sujet de la guerre en Ukraine : "Maintenant que [la guerre avec l'Iran] est terminée, nous allons nous concentrer sur ça et voir si nous pouvons régler ce problème", avant de poursuivre : "25 000 personnes meurent chaque mois, principalement des soldats. C'est inadmissible".

Jusqu'ici, le président américain avait essentiellement fait pression sur l'Ukraine pour qu'elle cède des territoires à la Russie, y compris des régions qui n'ont pas encore été conquises militairement par Moscou. Mais cette ouverture apparente de Donald Trump à exercer une pression accrue sur le président russe Vladimir Poutine pour parvenir à un accord n'est pas gratuite.

Selon plusieurs analystes, le président américain pourrait envisager un accord avec les alliés européens sur le dossier ukrainien, en échange d'une aide européenne pour sécuriser le détroit d'Ormuz, selon le média Politico . D'après des hauts diplomates, "Donald Trump aurait fait pression sur ses homologues du G7 pour qu'ils soutiennent son accord avec l'Iran et offrent leur aide pour le déminage du détroit d'Ormuz avant l'arrivée du vice-président J. D. Vance à Genève pour finaliser l'accord de cessez-le-feu avec Téhéran".

Les dirigeants européens se sont en effet montrés perplexes tout au long de l'intervention américaine en Iran, en raison de l'impact du conflit sur l'économie mondiale. Emmanuel Macron a néanmoins posé quelques conditions, déclarant que le déploiement de navires démineurs devait "être demandé et souhaité par les États-Unis, puis par l'Iran et Oman, les parties concernées par l'accord".

De son côté, le Vieux Continent espère lui aussi un retour en cas d'investissement aux côtés des Etats-Unis au Moyen-Orient : "Il y a une attente forte pour que [les Etats-Unis] se tiennent aux côtés de l’Ukraine et qu’ils augmentent la pression sur la Russie", a décrit au Monde un diplomate sous couvert d'anonymat, rappelant le caractère vital de cette guerre pour les Européens.

La dynamique sur le terrain ukrainien pourrait également faire partie des raisons qui poussent aujourd'hui Donald Trump à trouver de nouvelles solutions pour mettre fin au conflit. "Il y a eu un changement de position de la part des États-Unis et du président Trump", a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney, cité par Bloomberg . "Leur position est plus ferme envers la Russie et, à notre avis, plus réaliste quant à la situation sur le terrain".

Les Etats-Unis semblent se rendre à l'évidence que la Russie ne peut l'emporter sur le champ de bataille - un changement important par rapport à la vision de Donald Trump concernant le conflit, après son sommet avec Vladimir Poutine à Anchorage en août 2025. Pour The Guardian , "Trump a perdu patience" face à son incapacité à imposer un accord qui aurait été défavorable à l'Ukraine. "Désireux de voir les sanctions économiques contre la Russie levées, afin que des projets tels qu'un tunnel entre l'Alaska et la Sibérie puissent enfin être envisagés", il se remet à la table des négociations.

Plus tôt cette année, Donald Trump semblait s'être désintéressé de toute tentative de médiation dans le conflit opposant Kiev et Moscou, malgré sa promesse de campagne de mettre fin à la guerre "en 24 heures", s'il revenait à la Maison-Blanche. De leur côté, les diplomates européens, qui connaissent bien les revirements de Donald Trump, restent prudents. L'objectif pour les alliés européens est maintenant de tenter de maintenir Donald Trump en harmonie avec les intérêts européens, au moins jusqu'au prochain sommet de l'Otan à Ankara, le mois prochain.

Texte extrait depuis l'article original sur lexpress.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lexpress.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.