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gouvernementvia Sud Ouest··3 min de lecture

Banque de France : moment de vérité ce mercredi pour le contesté Emmanuel Moulin, auditionné au Sénat et à l’Assemblée

Personnalités citées :Emmanuel MacronFrançois Villeroy de GalhauPhilippe BrunÉric CoquerelFrançois-Noël BuffetRoland Lescure
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Le contexte

Emmanuel Moulin, proposé par Emmanuel Macron pour diriger la Banque de France, est auditionné par les commissions des Finances du Sénat et de l'Assemblée. Sa nomination suscite des critiques et des doutes sur son indépendance politique, notamment de la part des partis d'opposition.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Moulin est auditionné ce mercredi par les commissions des Finances du Sénat et de l'Assemblée. Sa nomination à la Banque de France est contestée par les socialistes et d'autres partis d'opposition, qui doutent de son indépendance. Un vote secret déterminera son sort, avec une majorité des Républicains qui pourrait soutenir sa candidature. Des allégations de préparation de notes par la Banque de France pour ses auditions alimentent la polémique.

Ce que ça change

La décision sur la nomination d'Emmanuel Moulin pourrait avoir des implications sur la perception de l'indépendance de la Banque de France. Si sa nomination est rejetée, cela pourrait signaler une résistance des parlementaires face aux nominations controversées du gouvernement. Cela pourrait également influencer les relations entre le gouvernement et les partis d'opposition.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le candidat proposé par Emmanuel Macron pour diriger la Banque de France, dont le choix est contesté par les oppositions, fait face ce mercredi aux commissions des Finances du Parlement

Le moment de vérité approche pour Emmanuel Moulin, ex-secrétaire général de l’Élysée proposé pour devenir gouverneur de la Banque de France , auditionné mercredi par les commissions des Finances du Sénat et de l’Assemblée. Cet ancien directeur du Trésor de 57 ans, passé dans de nombreux cabinets sous les présidences de Nicolas Sarkozy et d’Emmanuel Macron, sera entendu à 9 heures par la commission du Sénat, puis à 11 heures par celle de l’Assemblée, avant un vote à bulletin secret des 121 commissaires des deux chambres.

Les parlementaires peuvent exprimer leur veto : si trois cinquièmes des suffrages exprimés sont défavorables à sa nomination, celle-ci sera repoussée. La nomination de ce haut fonctionnaire, proposé à ce poste clé par le président de la République pour succéder à François Villeroy de Galhau, qui partira début juin, reste incertaine. Ce choix à la tête d’une institution indépendante, chargée notamment de garantir la stabilité monétaire, suscite des critiques après les nominations de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel et d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, deux proches d’Emmanuel Macron.

L’incertitude est montée d’un cran mardi, après l’annonce par les socialistes de leur intention de ne pas donner leur feu vert. Ils ont estimé qu’Emmanuel Moulin « ne présente pas les garanties d’indépendance politique indispensables à la fonction de banquier central », selon un communiqué du député PS Philippe Brun. Les sénateurs socialistes, de leur côté, n’ont pas officialisé de position commune mais « une très grande majorité (d’entre eux) s’est exprimée pour un vote contre », selon le groupe socialiste au Sénat.

Les Insoumis et le Rassemblement national ont, eux, annoncé qu’ils voteraient contre. Le président de la commission des finances Éric Coquerel (LFI) a appelé mardi devant la presse le Parlement à « ne pas se faire marcher dessus » et à rejeter sa nomination. Son sort dépendra donc largement du vote des Républicains, mais Emmanuel Moulin pourrait bien être rassuré.

Les sénateurs LR et centristes « devraient voter très majoritairement pour », a glissé mardi soir un cadre de l’alliance qui domine le Sénat, après avoir sondé de nombreux élus dans la journée. L’hypothèse d’un supposé accord entre le Sénat et l’Élysée, en échange d’une nomination comme Défenseur des droits du sénateur LR et ancien ministre François-Noël Buffet, a eu un certain écho dans les rangs de la droite, même si l’entourage de Gérard Larcher continue de réfuter la conclusion de tout accord.

Alimentant la polémique sur la nomination d’Emmanuel Moulin, le journal d’investigation « Mediapart » a affirmé la semaine dernière que la direction de la Banque de France avait demandé à ses services d’élaborer des notes afin de l’aider à préparer ses auditions. Cette pratique a été dénoncée par des agents qui y ont vu notamment une transgression du devoir d’indépendance de l’institution, selon des témoignages recueillis par « Mediapart ». La Banque de France, elle, a affirmé qu’il n’y avait eu « aucun traitement particulier ».

François Villeroy de Galhau a reconnu que l’institution avait bien préparé « quelques fiches techniques », mais que ces notes n’avaient « en rien été rédigées pour un candidat particulier, ni demandées par une quelconque autorité politique ». Il a assuré avoir bénéficié lui-même de documents analogues en amont des auditions qui ont précédé sa nomination en 2015. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a souligné de son côté que la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France serait « tout sauf un recasage », le jugeant « extrêmement compétent ».

Haut fonctionnaire ayant gravi tous les échelons financiers de l’État, Emmanuel Moulin a débuté sa carrière au Trésor. Il avait commencé dès 2007 à travailler dans les cercles de l’exécutif sous la droite, comme directeur adjoint du cabinet de l’ex-ministre de l’Économie Christine Lagarde. Il avait rejoint l’Élysée en 2009 comme conseiller économique du président Nicolas Sarkozy jusqu’en 2012. Après un passage dans le privé (Eurotunnel puis Mediobanca), il était revenu en 2017 au ministère des Finances comme directeur de cabinet de Bruno Le Maire. Il avait ensuite été nommé directeur du Trésor fin 2020, directeur de cabinet de l’ex-Premier ministre Gabriel Attal en 2024 et enfin secrétaire général de l’Élysée en 2025.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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