Aller au contenu principal
Toute l'actualité
environnementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Biodiversité : tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout

Personnalités citées :Xavier RoserenEmmanuel Macron
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le projet de loi d'urgence agricole en France vise à répondre aux préoccupations des éleveurs face à la prédation des loups sur les troupeaux. Ce projet inclut des mesures pour assouplir les conditions de tirs de défense, ce qui suscite des réactions de la part d'ONG et d'organismes de protection de la nature. La France s'est engagée à protéger une partie de son territoire dans le cadre des objectifs de la COP15 Biodiversité.

Ce qu'il faut retenir

Un amendement au projet de loi d'urgence agricole permettrait de tuer des loups dans les réserves naturelles, ce qui a provoqué l'indignation de plusieurs ONG. Ces organisations estiment que cela constituerait une atteinte à la vocation des espaces protégés. Elles soulignent que cela pourrait perturber les équilibres écologiques et fragiliser les politiques de conservation. De plus, elles critiquent la distinction faite entre les cœurs de parcs nationaux et les réserves naturelles, qui ont un statut de protection similaire.

Ce que ça change

L'adoption de cet amendement pourrait avoir des conséquences significatives sur la conservation de la biodiversité en France. Elle remettrait en question les engagements internationaux de la France en matière de protection de l'environnement et pourrait nuire à la crédibilité des politiques de conservation. Les éleveurs pourraient également être affectés à long terme, car les tirs pourraient aggraver les problèmes de prédation sur leurs troupeaux.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Plusieurs ONG se sont indignées après l’amendement déposé dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence agricole qui prévoit notamment d’assouplir les conditions de tirs de défense pour les éleveurs

Un amendement déposé dans le cadre de l’examen du projet de loi d’urgence agricole permettant de tuer des loups dans les réserves naturelles suscite l’indignation d’ONG et de plusieurs organismes chargés de la protection de la nature, qui réclament son retrait. Les députés ont entamé mardi les deux semaines d’examen prévues pour le projet de loi d’urgence agricole, réponse du gouvernement à la colère du secteur l’hiver dernier.

Outre les dispositions concernant l’eau et les pesticides, le texte contient plusieurs mesures traduisant dans le droit français le déclassement par l’UE de la protection du loup, passant de « stricte » à « simple ». Alors que le quota annuel d’abattage de loups a déjà été augmenté, de 19 à 21 % des effectifs, le texte prévoit aussi d’assouplir les conditions de tirs de défense pour les éleveurs, qui se plaignent de la prédation lupine sur les troupeaux bovins et ovins.

Mais un amendement déposé fin avril par Xavier Roseren (groupe Horizons et indépendants) veut aller encore plus loin : il dit notamment que « les tirs d’effarouchement et de défense ne peuvent être interdits dans les espaces protégés […] à l’exception des cœurs de parcs nationaux ».

Pour le WWF, France nature environnement (FNE), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) mais aussi les parcs nationaux de France et les Conservatoires d’espaces naturels, ce texte s’il était adopté constituerait une « atteinte directe à la vocation de ces espaces protégés, désignés comme des zones de protection forte », où « la priorité est donnée à la conservation de la faune, de la flore et des processus écologiques ».

« Tirer des loups dans ces espaces […] reviendrait à perturber les équilibres écologiques que l’on prétend protéger et ainsi dénaturer leur raison d’être » et « créerait également un précédent dangereux ouvrant la voie à la banalisation des interventions létales dans les aires protégées » et fragilisant « la crédibilité des politiques de conservation », estiment ces organismes dans une note. De plus, il est « incompréhensible de faire une distinction entre cœurs de parcs nationaux et réserves naturelles nationales, deux outils similaires ayant le plus haut statut de protection en France », est-il ajouté.

Par ailleurs, l’adoption d’un tel amendement reviendrait à remettre en cause les discours portés par la France et le président Macron au niveau international, estiment les signataires de la note. À la suite de la COP15 Biodiversité, la France s’est donnée pour objectif de protéger 30 % de son territoire national, terrestre et marin, dont 10 % en protection forte d’ici à 2030.

Enfin, cela serait « une fausse bonne solution pour les éleveurs », en privilégiant les tirs, qui dispersent les loups et les rendent plus susceptibles, du fait qu’ils sont isolés, d’attaquer les proies faciles que sont les troupeaux. Ce au détriment de la prévention qui « a montré (sa) pertinence » dans les réserves nationales où la prédation sur les troupeaux est rare.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.