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justicevia BFM TV··4 min de lecture

Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Mathilde Panot… Ce qu’il faut retenir des propositions des politiques sur BFMTV après la mort de Lyhanna

Personnalités citées :Bruno RetailleauMarine TondelierSarah KnafoOlivier FaureMathilde PanotGabriel AttalJean-Philippe TanguyGérald Darmanin
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Le contexte

L'affaire Lyhanna a suscité une forte indignation nationale, mettant en lumière les enjeux de la pédocriminalité et la protection des enfants en France. Les responsables des principaux partis politiques se sont réunis pour discuter des mesures à prendre face à cette problématique. Le débat sur la justice et la sécurité des enfants est devenu central dans le discours politique actuel.

Ce qu'il faut retenir

Lors d'une émission spéciale sur BFMTV, plusieurs responsables politiques ont présenté leurs propositions pour répondre à l'indignation suscitée par l'affaire Lyhanna. Bruno Retailleau a plaidé pour la castration chimique des pédocriminels, tandis qu'Olivier Faure a proposé des mesures comme des bracelets électroniques pour surveiller les condamnés. Marine Tondelier a souligné l'importance d'un traitement psychologique en complément de la castration chimique. Gabriel Attal a évoqué un décret permettant aux employeurs de vérifier les antécédents judiciaires des candidats. Sarah Knafo a proposé la création d'un fichier public des agresseurs sexuels.

Ce que ça change

Les propositions avancées par les politiques pourraient influencer les futures législations sur la protection des enfants et la gestion des condamnés pour crimes sexuels. Le débat sur la prévention et l'éducation à la sexualité pourrait également prendre de l'ampleur, avec des implications pour les programmes scolaires. La question de la responsabilité des ministres, notamment celle de Gérald Darmanin, pourrait également avoir des répercussions sur la confiance du public envers les institutions judiciaires.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Olivier Faure, Mathilde Panot, Bruno Retailleau, Marine Tondelier, Sarah Knafo, Jean-Philippe Tanguy et Gabriel Attal sur le plateau de BFMTV le 10 juin - ABACA et BFMTV

Quelles réponses apporter à l’indignation nationale suscitée par l’affaire Lyhanna ? Ce mercredi 10 juin, les responsables des principaux partis politiques français étaient réunis sur le plateau de BFMTV lors d’une soirée spéciale sur la justice , afin de présenter leurs propositions à ce sujet.

Bruno Retailleau (Les Républicains), Marine Tondelier (Les Écologistes), Sarah Knafo (Reconquête), Olivier Faure (Parti socialiste), Mathilde Panot (La France insoumise), Gabriel Attal (Renaissance) et Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement national) étaient les invités d’Apolline de Malherbe et Maxime Switek.

Le président des Républicains, Bruno Retailleau, plaide pour la castration chimique des pédocriminels condamnés, avec ou sans leur consentement "pour les individus les plus dangereux, avec le plus grand risque de récidive".

"Ils ont des pulsions qu’ils ne parviennent pas à maîtriser", a-t-il affirmé. "On les condamne à de la prison mais on ne peut pas les retenir indéfiniment. La castration chimique est donc un élément. Si on ne le fait pas, alors on expose nos enfants."

Aujourd’hui, la castration chimique peut être refusée par les pédocriminels. Pour l’imposer, Bruno Retailleau évoque une obligation justifiée "par attestation médicale".

Une disposition "impossible" selon Olivier Faure qui dénonce "un effet d’annonce" et suggère une autre possibilité: l’attribution d’un "bracelet électronique" ou "bracelet anti-rapprochement" au lendemain de la sortie de prison. Le but étant notamment d’empêcher les pédocriminels de "s’approcher des écoles ou des crèches".

Du côté des Écologistes, Marine Tondelier estime que la castration chimique n’est "pas efficace seule". "Qu’elle soit à la demande de la personne ou obligatoire, sans traitement psychologique et accompagnement de cette nature, ça ne marche pas", a-t-elle déclaré.

Bruno Retailleau considère qu’un fichage des auteurs d’infractions sexuelles est pertinent pour les employeurs publics ou privés, afin qu’ils puissent le consulter avant une embauche.

Une proposition qui rejoint celle du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, puisqu’il évoque lui aussi "un fichier transmis aux employeurs éventuels dès lors qu’ils travaillent dans un service public ou qu’ils sont au contact du public", pour qu’ils "sachent qui ils emploient".

Olivier Faure propose également d’"introduire des clauses de moralité" dans les contrats de travail, afin de permettre aux employeurs de "licencier dès qu’ils ont connaissance de faits".

L’intention de Gabriel Attal est similaire. Il fait référence à un décret qu’il a pris lorsqu’il était ministre permettant aux crèches et foyers de l’aide sociale à l’enfance d’exiger une attestation sur l’honneur à l’embauche “qui dit si vous êtes inscrit ou non sur le fichier des infractions sexuelles”.

Affirmant que “6.000 personnes” ont été licenciées ou empêchées d’être recrutées à la suite de ce décret, le secrétaire général de Renaissance propose “que ce système soit étendu à tous les employeurs qui accueillent des jeunes enfants”.

Sans se prononcer franchement sur la question d’un fichage public des auteurs d’infractions sexuelles, Marine Tondelier soulève toutefois la question "des données personnelles".

Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, plaide quant à elle pour la mise en place d’un fichier public des agresseurs sexuels condamnés, semblable à celui qui existe aux États-Unis. Ce dernier a été mis en place dans les années 1990, après le viol et le meurtre de la jeune Megan Kanka, 7 ans.

Selon elle, ce fichier qui comporte “les noms, les photos et les actes commis” par les agresseurs, permettrait aux parents de “vérifier si la personne sur laquelle ils ont un doute a déjà commis un tel crime”.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, affirme que Gérald Darmanin, ministre de la Justice, "doit démissionner". "Parce qu’il a été ministre de l’Intérieur, il est ministre de la Justice, il a été responsable de toute la chaîne pénale et malheureusement la seule chose qu’il fasse aujourd'hui c’est de faire porter la responsabilité sur les magistrats", insiste-t-il.

Même son de cloche du côté de Marine Tondelier. "Gérald Darmanin je ne l’ai pas entendu se remettre en question, il aurait dû démissionner. Le problème ce n’est pas juste qu’il ne démissionne pas, c’est aussi la vindicte populaire qu’il lance sur les magistrats", affirme-t-elle.

Jean-Philippe Tanguy, lui, reproche au ministre de la Justice d'avoir "beaucoup trop menti" notamment en "cachant" le rapport de la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfant (Ciivise) qui "explique exactement les causes matérielles, morales et organisationnelles qui ont créé les conditions malheureusement de la tragédie de Lyhanna et de sa famille".

Le président délégué du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale n'appelle toutefois pas à la démission de Gérald Darmanin puisque cela "ne va pas ramener cette petite fille et ne va pas protéger les enfants".

"Personne ne parle de comment éviter ces violences alors que ça devrait être la base de notre discussion", déplore Mathilde Panot. La présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale plaide avant tout pour "la prévention et l’éducation" pour "enrayer la fabrique des agresseurs".

Cela passe selon elle par l’"éducation à la sexualité", qui revient à "apprendre à un enfant que son corps lui appartient" mais aussi "apprendre aux garçons ce qu’est le consentement".

Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, la rejoint sur ce point puisqu’elle met en avant l’importance des "cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle dès la maternelle". "Il faut que les enfants comprennent ce qui leur arrive", défend-elle. "Il faut les former à l’école à tout âge de manière adaptée. Si on veut protéger les enfants il faut en parler dans toutes les familles".

Gabriel Attal pointe lui aussi la nécessité d’aborder "la question de la culture du viol" du point de vue de "la prévention, de l’éducation de la formation". "Il y a un enjeu systémique qu’on ne peut pas passer sous silence, une question culturelle qui est encore présente en France malheureusement", affirme-t-il.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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