Le député François Ruffin le 25 avril 2026 à Lyon lors d'un meeting - Albin Bonnard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
À gauche, le match des sondages pour la présidentielle est, pour l'instant, bicéphale. Les deux têtes d'affiche: Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, qui recueillent des intentions de vote autour des 10-15%, avec un léger avantage pour le premier. Face aux leaders de La France insoumise et de Place publique, François Ruffin est, lui, en retard.
Candidat à l'Élysée, le député de la Somme, embourbé dans une primaire qui bat sérieusement de l'aile mais dont il est prêt à se passer, minimise l'avance de ses concurrents ce mardi 2 juin sur Franceinfo. Avec une métaphore footballistique dont il est friand:
"C'est le début du match. Il n’y a même pas eu six minutes de jeu. Il n’y a même pas encore eu un but de marqué et vous me demandez d’aller faire les paris."
Comme d'autres aspirants à l'Élysée , celui qui a rompu avec La France insoumise aux dernières élections législatives refuse évidemment de donner sa préférence entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Franceinfo lui demande lequel des deux serait le plus à même de battre Jordan Bardella. Réponse de l'intéressé:
"Je ne veux pas répondre à la question parce que n’est pas un scénario que j’envisage, sinon je ne serai pas candidat."
Prêt à "faire le pari du peuple" si la primaire voulue par une partie de la gauche est définitivement enterrée, François Ruffin a connu un début de campagne poussif. Entre critiques sur ses propos sur l'immigration ou accusations de "racisme" - de la part des insoumis notamment - après la sortie de sa bande dessinée , Picardie Splendor .
