Aller au contenu principal
Toute l'actualité
electionsvia Le HuffPost··4 min de lecture

Comment la proposition d’Attal sur la primaire a mis la zizanie dans le bloc central, entre surprise et « grosse connerie »

Personnalités citées :Gabriel AttalÉdouard PhilippeFranck RiesterNathalie LoiseauHervé MarseilleBruno MillienneEmmanuel Macron
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le bloc central, composé de plusieurs partis politiques français, se prépare pour la campagne présidentielle. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, propose l'idée d'une primaire pour départager les candidats, ce qui suscite des tensions au sein de ce bloc. Les discussions autour de cette proposition se déroulent dans un contexte où la confiance entre les partis est fragile.

Ce qu'il faut retenir

Gabriel Attal a proposé l'idée d'une primaire pour le bloc central, ce qui a provoqué des réactions négatives de la part de plusieurs dirigeants, notamment Édouard Philippe, qui s'y oppose fermement. Les critiques soulignent que cette proposition pourrait exacerber les divisions au sein du bloc. Certains membres du MoDem et d'Horizons jugent cette idée inappropriée et peu réaliste, affirmant qu'elle ne répond pas aux besoins actuels du paysage politique. L'entourage d'Attal défend la proposition comme une nécessité pour éviter un duel entre le RN et LFI.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les fractures au sein du bloc central et soulève des questions sur la capacité de ces partis à se rassembler face à des enjeux électoraux cruciaux. La proposition de primaire pourrait compliquer davantage les relations entre les différents acteurs politiques, rendant le paysage électoral encore plus incertain.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

La science de la surprise. Plusieurs dirigeants du bloc central se retrouvent ce mercredi 10 juin en comité de liaison, ce petit cénacle pensé pour graisser les rouages entre les différents partis à l’orée de la campagne présidentielle. Il faudra beaucoup d’huile, cette fois-ci, pour discuter de la dernière idée de Gabriel Attal.

Lancé à toute berzingue dans la campagne présidentielle, l’ancien Premier ministre a mis l’option de la primaire sur la table , la semaine dernière, comme une hypothèse pour départager les différents prétendants dans les mois qui viennent. Ainsi, son bras droit Franck Riester doit profiter de la réunion avec ses homologues ce mercredi pour « formuler des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement », selon les mots du candidat Renaissance, « y compris avec un calendrier des primaires qui pourraient s’organiser. »

Problème : ses comparses, au MoDem ou chez Horizons, ne gouttent guère ce genre de méthode cavalière. Sur la forme, ils regrettent d’avoir rattrapé le ballon d’essai dans la presse, sans échanges préalables. Sur le fond, ils déplorent un processus inadéquat, propre à exacerber les divisions, et donc plusieurs fois repoussé.

Aux dernières nouvelles, Édouard Philippe, le principal rival de Gabriel Attal au sein de l’espace qu’ils visent, ne veut pas entendre parler de primaire. « Elle n’aura pas lieu » , a encore claironné le maire du Havre, le 23 mai dans l’émission C à Vous sur France 5, en égrainant les raisons de s’y opposer (même s’il n’est « pas contre le principe . » )

« Dans le spectre politique tel qu’il existe aujourd’hui, il n’y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre des partis beaucoup trop faible » , a ainsi argumenté le président du parti Horizons, en tête dans les sondages de premier tour devant son concurrent Renaissance. Dès lors, son entourage fait mine de ne pas comprendre la proposition de Gabriel Attal.

« Jusqu’à présent, il avait fait savoir qu’il acceptait de se ranger derrière le mieux placé, surtout si le risque était un deuxième tour Mélenchon - RN. Aujourd’hui, le mieux placé non seulement pour accéder au deuxième tour mais aussi pour le gagner est Édouard Philippe. Il faudra bien en prendre acte », rappelle ainsi au HuffPost l’eurodéputée Nathalie Loiseau, pour qui « reparler de la primaire dans ce contexte est donc surprenant. »

Moins policé, un de ses compagnons de route chez Horizons croît quant à lui déceler un « piège grossier » derrière l’embardée de l’ancien Premier ministre. Ou comment « rejeter la faute de la division sur le favori », quand on est soi-même dans la peau de l’outsider. « Édouard Philippe a toujours dit qu’il voulait rassembler la droite et le centre. Gabriel Attal, lui, ne veut pas entendre parler de la droite. C’est son droit mais c’est un couloir étroit » , renchérit de son côté Nathalie Loiseau qui juge, par conséquent, que la proposition du trentenaire « n’en est pas une. »

Alors, simples bisbilles passagères entre concurrents ? Ou zizanie durable dans un espace politique déjà morcelé ? Sans doute un peu les deux, si l’on en croît les réactions des autres chapelles - tout aussi agacées par la sortie de l’ex-locataire de Matignon. « C’est énervant et préoccupant de parler de la primaire avant la réunion du comité de liaison. Aujourd’hui, je ne vois pas comment on fait. Sur quel périmètre ? Quand ? Avec quels moyens ? » , rouspète par exemple Hervé Marseille dans Les Échos . « Cela ne mène nulle part », tranche le chef de l’UDI, lui aussi membre du comité de liaison.

Au MoDem, les grimaces sont similaires. « S’ils voulaient tous se saborder, qu’ils continuent comme ça », confie l’ancien député Bruno Millienne auprès du HuffPost . « Personne dans le bloc central ne parle de la primaire, sauf lui », assure ce proche de François Bayrou, pour qui « tout le monde sait que la primaire est une grosse connerie, qui ne satisfait que les plus radicaux de votre camp. » Si Gabriel Attal en parle, c’est donc parce qu’il y a « davantage de mains d’œuvre radicale chez Renaissance que chez les autres . » « Ridicule . »

Face à ce flot de réserves discrètes ou de critiques plus franches, l’entourage du candidat Renaissance plaide la bonne foi. « Étudier, dans le cadre du comité de liaison, toutes les modalités qui permettraient le rassemblement pour éviter le duel RN - LFI serait critiquable ? », s’interroge faussement Prisca Thevenot, assurant « ne pas bien comprendre » les griefs faits à son champion. « Car c’est précisément à cela que sert le comté de liaison. »

Dans ce contexte, il est aussi intéressant de noter que ce comité a été créé sous l’impulsion de Gabriel Attal, il y a plusieurs semaines. En déclarant sa candidature à la présidentielle, pour concurrencer Édouard Philippe, l’ancien Premier ministre souhaitait que toutes les composantes du bloc central réfléchissent « ensemble aux conditions d’un rassemblement. » Certains, dont Emmanuel Macron, pourraient dire que ce n’est pas un échec. Mais pour l’instant, cela ne marche pas.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.