Quarante années de relations contrastées entre la France et l'Allemagne : comment est-on passé de la main dans la main de François Mitterrand et Helmut Kohl à une relation plus tendue aujourd'hui entre Paris et Berlin ? Les dossiers qui fâchent s'accumulent : sur la défense, sur les ventes d'armes, sur les accords de libre-échange, mais aussi sur notre dette.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
François Mitterrand, Helmut Kohl, main dans la main à Verdun. L'image, symbole d'un couple franco-allemand uni, a fait le tour du monde. Mais comment, quarante ans plus tard, ce duo s'est-il transformé en duel entre le chancelier Merz et le président Macron ? Comment expliquer la crise actuelle entre nos deux pays ?
Dernier sujet de friction en date : l'accord de libre-échange signé entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine du Mercosur. Paris est contre, Berlin pour. Les divergences s'affichent au grand jour. "Je ne défendrai jamais un accord qui est laxiste à l'égard de ce qu'on importe et dur à l'égard de ce qu'on produit chez nous", déclare Emmanuel Macron le 27 février dernier. "L'Allemagne et la France n'ont pas voté ensemble. Je le regrette profondément", partage de son côté Friedrich Merz, le 7 mai.
Autre sujet de crispation : le soutien à l'Ukraine. Après quatre ans de guerre, l'Union européenne débloque 90 milliards d'euros. Mais la France et l'Allemagne s'opposent sur la façon de les financer. Un bras de fer perdu par les Allemands. "L'Allemagne espérait pouvoir mobiliser les avoirs gelés russes pour financer le soutien militaire à l'Ukraine. Pour la France, ce n'était pas envisageable. Cela a fortement nui à la relation entre la France et l'Allemagne" , observe Paul Maurice, spécialiste de l’Allemagne, chercheur à l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Des désaccords stratégiques sur fond de concurrence industrielle des deux côtés du Rhin. Exemple le plus marquant : le SCAF, l'avion de combat du futur chargé de remplacer le Rafale. Lancé en grande pompe en 2017, il pourrait ne jamais voir le jour. En cause, l'entente difficile entre les sociétés chargées de le piloter : Airbus pour l'Allemagne et Dassault pour la France. "Si Airbus maintient sa position de ne pas vouloir travailler avec Dassault, le sujet est mort" , assure Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation.
Malgré les tensions, Berlin assure que ce projet à 100 milliards d'euros n'est pas encore enterré. Proche du chancelier Scholz, un député en est persuadé. "Les deux parties ont beaucoup investi dans ce projet. Des compétences ont été développées. Ce n'est pas de l'argent perdu, mais du temps", affirme Thomas Röwekamp, député CDU, président de la commission parlementaire de Défense.
Au-delà des dossiers accumulés, un point noir demeure : l'endettement de la France. "Les Allemands, qui sont quand même inspirés par un esprit de sérieux, qui ont la fameuse règle d'or budgétaire, considèrent qu'on est irresponsable. On est malheureusement vu par le système européen, Allemagne en tête, comme un pays à risque maintenant, pays à risque" , indique Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères.
Relancer le moteur franco-allemand, un défi compliqué pour un président français en fin de mandat et un chancelier allemand à la tête d'une coalition fragilisée.
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