Dans la perspective de l’échéance présidentielle en France l’an prochain, le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, tente de marquer son rapprochement idéologique du chancelier allemand
À un an de l’élection présidentielle, Jordan Bardella a assuré que « le prochain gouvernement français, s’il était un gouvernement issu du Rassemblement national, travaillerait avec l’ensemble des chefs des États européens » et a souligné les « convergences sur le plan idéologique avec le chancelier Friedrich Merz sur un certain nombre de sujets ».
Le président du Rassemblement national Jordan Bardella, lors d’une conférence de presse mardi au Parlement européen a évoqué ses « convergences idéologiques » avec le chancelier allemand, notamment en matière de contrôle des frontières et de l’immigration.
Le chef du groupe des Patriotes pour l’Europe (extrême droite) au Parlement européen a cité par ailleurs la « remise en cause » de la politique de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur le Pacte vert européen (ou Green deal), ou encore sur « la gestion des flux migratoires ».
« L’Allemagne a fait le choix depuis maintenant plusieurs mois de se rapprocher de l’Italie de Giorgia Meloni », a-t-il noté, émettant le souhait de s’inscrire lui aussi « dans cette dynamique » qui vise « d’une part à reprendre le contrôle de nos frontières en matière d’immigration, et d’autre part à créer les conditions de la croissance ».
Accusant Angela Merkel de porter « une responsabilité très lourde comme ancienne chancelière de l’Allemagne dans la déstabilisation de l’Europe liée à l’accueil de dizaines de milliers de migrants à la suite de la crise des réfugiés de 2015 », Jordan Bardella s’est félicité que Friedrich Merz ait décidé de « rompre avec l’angélisme en matière d’immigration en rétablissant notamment ces derniers mois des contrôles aux frontières en Allemagne ».
Jordan Bardella avait rencontré en février l’ambassadeur allemand Stephan Steinlein lors d’un entretien discret à Paris, selon des sources concordantes, alors que le RN et son président, possible candidat à la présidentielle et favori des sondages, suscitent un intérêt croissant des chancelleries européennes.
