L’étau judiciaire se resserre autour de Dominique de Villepin. Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire visant l’homme politique dans l’affaire des statuettes qu’il a reçues lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères et qu’il a ensuite conservées, a annoncé ce mercredi 20 mai le procureur de la République financier, Pascal Prache.
Cette enquête a été ouverte mardi par le PNF « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes » , a-t-il précisé dans un communiqué.
Cette enquête, ouverte par le PNF « sur la base des éléments portés à sa connaissance » , porte « sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci » , a encore expliqué Pascal Prache.
Dominique de Villepin, candidat potentiel à l’élection présidentielle, a reconnu le 10 mai avoir commis « une erreur » en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au quai d’Orsay et qu’il a récemment rendues .
« C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter » , a déclaré sur France Inter l’ex-Premier ministre, rappelant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque » .
Le lobbyiste Robert Bourgi a affirmé, dans l’émission Complément d’enquête diffusée sur France 2, avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.
