Gabriel Attal , qui a officialisé ce vendredi 22 mai sa candidature à l'élection présidentielle, expose, dans un entretien publié samedi par Le Parisien , les quatre "chantiers capitaux" de son programme: "école, salaires, frontières et IA" (intelligence artificielle).
Sur l'Éducation, "j'engagerai la rentrée scolaire 2027 avec des décrets sur l'élévation du niveau, la restauration de l'autorité de l'enseignant et le bien-être à l'école", explique Gabriel Attal , qui mentionne "le brevet obligatoire pour passer au lycée" qu'il avait souhaité instaurer lors de son passage à l'Éducation, mais aussi "l'intégration de l'IA à tous les programmes scolaires, dès le collège" et la baisse du nombre d'élèves par classe "que nous pourrons financer par la baisse démographique qui permettra de dégager des marges sans diminuer les moyens de l'école".
"Depuis trente ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l'éducation et la recherche ont baissé de 15%. C'est l'inverse de ce que font toutes les grandes puissances", a insisté Gabriel Attal samedi soir sur TF1.
"Le risque, c'est la fracture générationnelle, avec des jeunes, des Français qui travaillent, qui se disent que finalement, leur pays les a lâchés", a ajouté Gabriel Attal.
Deuxième "chantier": "Les salaires, terme que je refuse de laisser à la gauche. Il faut aller 'droit au brut' et ainsi réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net" via "des économies sur les dépenses sociales" et "une réforme de l'assurance-chômage", a développé Gabriel Attal au Parisien.
Il y réaffirme par ailleurs sa volonté d'introduire une "préférence travail pour l'immigration". Quant à l'IA, il entend mettre en place "un plan visant à former vingt millions de salariés en cinq ans".
Interrogé sur l'instauration de la gestation pour autrui (GPA), à laquelle il est favorable, Gabriel Attal répond qu'il ne faut "pas occulter" le "débat", en invoquant "la liberté de vote" qui prévaut "dans tous les partis" sur les "sujets bioéthiques".
Le patron de Renaissance "croi(t) toujours au dépassement politique": "Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche mais pour relancer l'avenir du pays". Et "je veux redonner de l'espoir et ne pas tomber dans le déclinisme, ni dans le sang et les larmes. Mon ambition est de renouer avec la promesse d'élévation pour chaque Français".
Au sein du bloc central, "il y aura une forme de compétition apaisée avec Édouard Philippe mais les Français ne nous pardonnerait pas une guerre entre nous et un second tour entre le RN et LFI", assure-t-il.
