L’audition d’Emmanuel Moulin pour la Banque de France illustre l’accélération des nominations de proches du pouvoir à l’approche de la fin du quinquennat. Une pratique classique sous la Ve République, mais qui prend une dimension plus politique à l’heure où le RN apparaît favori pour 2027.
L’ex-secrétaire général de l’Élysée, Emmanuel Moulin, est auditionné mercredi 20 mai au matin par les commissions des Finances de l’Assemblée et du Sénat pour tenter de décrocher le poste de gouverneur de la Banque de France. Un grand oral à hauts risques, puisqu’une majorité des trois cinquièmes des parlementaires concernés pourrait retoquer le candidat du chef de l’État . Et si le sort d’Emmanuel Moulin est incertain, c’est parce qu’il n’est pas le premier poulain du président à essayer de se recaser.
Le compte à rebours est lancé : la fin du mandat d’Emmanuel Macron, c’est dans moins d’un an et, à l’Élysée, c’est déjà la fuite des cerveaux. Tout récemment, deux secrétaires générales adjointes, Constance Bensussan et Émilie Piette, ont atterri à la tête de la Caisse nationale d’allocations familiales et de RTE, la filiale d’EDF. En février, l’ancienne ministre Amélie de Montchalin a empoché la Cour des comptes. En 2025, l’ex-président de l’Assemblée Richard Ferrand est devenu président du Conseil constitutionnel. Sans oublier la promotion de Marc Guillaume à la vice-présidence du Conseil d’État et le carrousel des préfets et ambassadeurs qui s’emballe.
Emmanuel Macron n’est pas le premier à agir de la sorte . Tous ses prédécesseurs ont usé à tour de bras de l’article 13 de la Constitution, selon lequel le président "nomme aux emplois civils et militaires de l’État". C’est un héritage monarchique dont ont pleinement profité François Mitterrand, en plaçant au Conseil constitutionnel Robert Badinter puis Roland Dumas ; Jacques Chirac, qui avait choisi Pierre Mazeaud puis Jean-Louis Debré ; ou encore François Hollande avec Laurent Fabius. Même tradition à la Cour des comptes, où Pierre Joxe avait été recasé par François Mitterrand et Philippe Séguin par Jacques Chirac. C’est donc un usage traditionnel, surtout pour les présidents en fin de mandat. Parce que le pouvoir de nomination, c’est le pouvoir qui leur reste… quand ils n’en ont presque plus d’autres. C’est le cas d’Emmanuel Macron, devenu DRH à plein temps depuis que sa malencontreuse dissolution l’a privé de majorité.
C’est aussi une façon de préparer le paysage de sa succession, plus encore à l’approche d’une présidentielle dont le RN est le favori. Dans son programme, le parti d’extrême droite veut chambouler plus d’une vingtaine d’articles de la Constitution et rogner les marges de "l’État de droit" sous prétexte d’efficacité. Par précaution, Emmanuel Macron prétend conforter les contre-pouvoirs en y plaçant des fidèles. Sauf que le RN a devancé la manœuvre en tentant de lier les mains du principal gardien de la Constitution. En février 2025, Richard Ferrand, ce fidèle entre les fidèles d’Emmanuel Macron, n’a pris les rênes du Conseil constitutionnel que grâce à la bienveillance de l’extrême droite. Pas de quoi le mettre en position de force s’il doit un jour lui faire face…
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