À Aubervilliers, Raphaël Glucksmann lance une séquence décisive pour transformer son succès aux européennes en dynamique présidentielle. Son défi : rallier le PS et convaincre qu’il est mieux placé que Jean-Luc Mélenchon pour battre l’extrême droite.
Premier meeting, samedi 13 juin à Aubervilliers, pour un quasi-candidat électron libre. Raphaël Glucksmann joue gros. Il s’est donné trois mois pour susciter un élan , créer de l’envie et rassembler un camp qui s’émiette chaque jour un peu plus. Chaque semaine apporte son nouveau candidat socialiste. Le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, vient de rejoindre le député de l’Essonne, Jérôme Guedj, et la longue cohorte des prétendants putatifs, inconnus du grand public, que nul n’imagine à l’Élysée dans un an, pas même les intéressés. Dans cet interminable tour de chauffe, les seconds couteaux s’offrent un petit tour de piste, une sorte de quart d’heure warholien.
Et le paysage a de faux airs de "drôle de guerre" avant l’assaut. Les cadors sont encore planqués, l’arme au pied, au fond de la tranchée : François Hollande d’un côté, Olivier Faure de l’autre. Raphaël Glucksmann doit prendre de l’élan tout en évitant les pièges pour réussir à séduire les socialistes.
Il veut obtenir le soutien du PS. Une bonne vingtaine de parlementaires et des figures socialistes comme la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, et le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, seront présents à Aubervilliers. Raphaël Glucksmann a besoin des moyens du PS comme le PS a besoin d’une tête d’affiche crédible.
"Je ne suis pas un influenceur", réagit Raphaël Glucksmann alors qu'il est doublé sur Instagram par Jean-Luc Mélenchon
