Aller au contenu principal
Toute l'actualité
internationalvia Sud Ouest··2 min de lecture

Éditorial : Paris-Alger : dégel de printemps

Personnalités citées :Emmanuel MacronAbdelmadjid TebbouneGérald DarmaninBruno RetailleauBoualem SansalChristophe Gleizes
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Les relations entre la France et l'Algérie ont été tendues depuis la reconnaissance par Emmanuel Macron de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental en 2024. Cette décision a entraîné une crise diplomatique sans précédent, avec des répercussions sur les expulsions de ressortissants algériens en France.

Ce qu'il faut retenir

Les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune poursuivent un dégel des relations entre la France et l'Algérie. Gérald Darmanin a récemment visité Alger pour relancer la coopération diplomatique, notamment sur les expulsions d'Algériens en France. La crise diplomatique a été exacerbée par la reconnaissance par Macron de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. La libération de Boualem Sansal est un geste d'apaisement, mais des tensions persistent, notamment avec le maintien en détention du journaliste Christophe Gleizes.

Ce que ça change

Cette évolution des relations pourrait permettre une amélioration des échanges diplomatiques entre Paris et Alger, essentielle pour traiter des questions de sécurité et d'immigration. Cependant, la libération de journalistes et la cessation des pratiques de détention arbitraire restent des enjeux cruciaux pour une relation durable.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

S i l’heure n’est pas encore à la réconciliation franche entre la France et l’Algérie, le dégel se poursuit entre les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Après Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, et Alice Rufo , la ministre dél&eacute...

S i l’heure n’est pas encore à la réconciliation franche entre la France et l’Algérie, le dégel se poursuit entre les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune. Après Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, et Alice Rufo , la ministre déléguée aux Armées, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, a, à son tour, pris la route d’Alger, ce lundi, pour continuer de relancer la coopération diplomatique entre les deux pays.

Celle-ci est essentielle. En particulier sur le sujet des expulsions des ressortissants algériens faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en raison de leur dangerosité. Or, depuis qu’Emmanuel Macron a reconnu, en 2024, la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, les relations entre Paris et Alger ont basculé dans une crise sans précédent depuis 1962 ; le pouvoir algérien bloquant systématiquement tous les laissez-passer consulaires indispensables au retour de ses citoyens.

Reconnaissons-le, cette mesure de représailles a atteint son but : mettre sous tension la chaîne judiciaire et notre classe politique ; cette dernière ne résistant pas au plaisir de se déchirer, une fois de plus, sur l’abrasive question algérienne. Dans cette crise, les partisans du rapport de force, emmenés par l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, ont perdu. C’est l’une des leçons de cette brouille : la diplomatie, comme le pouvoir, ne s’exerce pas à Beauvau, mais à l’Élysée. Et c’est bien cette ligne, celle du dialogue, qui a permis d’amorcer cette reprise des discussions et des expulsions d’Algériens frappés d’OQTF.

Cependant, la dérive autoritaire du pouvoir algérien n’est pas contestable et le mouvement populaire qui a conduit au départ du président Bouteflika n’est plus qu’un lointain souvenir. Si la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal en novembre a été un premier geste d’apaisement, impossible d’oublier qu’Alger pratique toujours l’odieuse diplomatie des otages en maintenant en prison le journaliste français Christophe Gleizes . Si cette relation entre Paris et Alger veut être pérenne, il faudra le libérer et que cesse de telles pratiques, y compris celle d’instrumentaliser le passé. À la lueur de leur histoire, à la lueur aussi des tensions qui secouent le bassin méditerranéen et alors que la menace islamiste s’étend de nouveau au Mali , Paris et Alger ne peuvent s’abîmer plus longtemps dans un tel bras de fer stérile.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.