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electionsvia Sud Ouest··3 min de lecture

Élection présidentielle 2027 : « Si la solution passe par moi »… Matthieu Pigasse se dit « prêt » à être candidat

Personnalités citées :Matthieu PigasseEmmanuel MacronLionel JospinJean-Luc MélenchonRaphaël Glucksmann
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Le contexte

Matthieu Pigasse, entrepreneur et banquier d'affaires, envisage de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Il exprime un intérêt pour un projet de gauche radicale, mais souligne la nécessité d'une union pour éviter la fragmentation du paysage politique. Le débat sur la gauche en France est marqué par des tensions entre différentes factions et la recherche d'une stratégie commune.

Ce qu'il faut retenir

Matthieu Pigasse se déclare prêt à être candidat à la présidentielle de 2027, mais seulement si une union de la gauche est possible. Il critique la politique d'Emmanuel Macron et prône une gauche radicale de gouvernement. Pigasse propose des mesures telles qu'une augmentation significative du smic et le rétablissement de la police de proximité. Il souligne l'importance de l'unité à gauche pour remporter l'élection et exprime des réserves sur la trajectoire de Jean-Luc Mélenchon et la ligne du Parti socialiste.

Ce que ça change

La candidature potentielle de Matthieu Pigasse pourrait redéfinir le paysage politique à gauche, en proposant une alternative radicale aux électeurs. Son appel à l'union pourrait inciter d'autres figures de la gauche à envisager des alliances, ce qui pourrait influencer la dynamique des prochaines élections. La question de la légitimité d'un homme d'affaires à la tête d'un projet de gauche soulève également des débats sur la représentation et les valeurs au sein de cette mouvance.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’entrepreneur de 58 ans n’écarte pas l’idée de porter un projet de « gauche radicale » à la prochaine élection présidentielle, mais seulement en cas d’union, ne voulant pas être « un candidat de plus dans un paysage fragmenté »

Banquier d’affaires, entrepreneur, patron de presse et bientôt candidat à la présidentielle ? Matthieu Pigasse se dit « prêt » à être la « solution » à gauche, autour d’un projet radical.

« Il faut entendre le besoin de radicalité qui s’exprime dans la société. La social-démocratie j’en viens et cela ne suffit plus », lance celui qui a travaillé avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius quand ils étaient à Bercy à la fin des années 1990 dans les gouvernements de Lionel Jospin.

« Il faut en finir avec la politique de l’offre », mise en place par Emmanuel Macron pendant dix ans, ajoute-t-il en prônant « une gauche radicale de gouvernement » et un « projet crédible de transformation en profondeur ».

Cela se traduirait notamment pour Matthieu Pigasse par une augmentation du smic de 20 %, ce qui porterait le salaire minimum à 1 773 euros net. Soit un niveau plus élevé que ce que propose par exemple La France insoumise. « Il faut gérer et transformer à la fois. Comme Jospin a su le faire, avec des réformes majeures comme la CMU (couverture maladie universelle) ou les 35 heures, et un taux de croissance et une conduite des finances publiques comme jamais depuis », abonde le patron de Radio Nova, qui, avec ses médias, mène déjà une « bataille culturelle » contre l’extrême droite.

Cela suffit-il à classer celui qui est à la tête des festivals de musique Rock-en-Seine, We Love Green et les Eurockéennes de Belfort, et qui dit « admirer » le président brésilien Lula, aux côtés des Insoumis et de Jean-Luc Mélenchon ? « À la différence de LFI, je suis un Européen convaincu et je ne pense pas qu’il faille sortir du nucléaire. Et s’il faut entendre le besoin de radicalité, il faut également apaiser et rassembler », nuance-t-il.

« Pour moi, la sécurité est un vrai sujet, une valeur de gauche. Le principe moteur du libéralisme c’est l’insécurité, économique et physique. La mission de la gauche est précisément de protéger les plus vulnérables », développe-t-il, en proposant notamment de rétablir la police de proximité, créée par Lionel Jospin et supprimée par Nicolas Sarkozy.

Des propositions de candidat, pour l’entrepreneur de 58 ans ? « Si la solution passe par moi j’y serai prêt. Si ça passe par quelqu’un d’autre je mettrai toute mon énergie à aider cette personne », temporise l’intéressé.

Reste à savoir si son profil d’homme d’affaires multimillionnaire, quand bien même il dit défendre le partage des richesses, peut séduire l’électorat de gauche. « Comment réformer le système si on ne le connaît pas ? Moi je n’ai pas hérité. J’ai tout construit tout seul », balaie Matthieu Pigasse, légèrement agacé.

« Un homme de gauche qui n’est pas passé par l’entreprise, on dit qu’il n’est pas connecté. Et quand il vient de l’entreprise, comme moi, on dit qu’il n’est pas sincère. J’ai toujours mis mes valeurs au-dessus de mes intérêts, et mes engagements se nourrissent de mes expériences professionnelles », se défend celui qui a été choisi pour restructurer la dette vénézuélienne, après avoir déjà dirigé la restructuration des dettes de l’Argentine, de la Grèce, ou de l’Ukraine.

En attendant, il dit « travailler avec une équipe » mais reconnaît n’avoir pas encore créé d’association de financement, étape préalable à toute campagne présidentielle. Car la candidature de celui que son entourage décrit pour l’instant comme un « recours » ne va pas encore totalement de soi.

La non-qualification de Lionel Jospin au second tour de l’élection présidentielle de 2002, véritable traumatisme à gauche, « je l’ai vécue dans ma chair », assure-t-il. « Il faut être uni pour gagner. Je ne veux pas être un candidat de plus dans un paysage fragmenté », développe-t-il.

L’union, oui, mais avec qui ? « Mélenchon est sur sa trajectoire », observe Matthieu Pigasse. Il souligne en revanche que « le Parti socialiste a un rôle moteur à jouer et il doit l’assumer », tout en regrettant la ligne trop centriste du leader de Place Publique Raphaël Glucksmann, et son refus de participer à la primaire de la gauche.

« La gauche peut gagner, encore faut-il qu’elle le veuille », affirme-t-il.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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