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gouvernementvia France Info··3 min de lecture

Emmanuel Macron soutient l'abrogation du Code noir et évoque la question sensible des réparations

Personnalités citées :Emmanuel MacronChristiane Taubira
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Le contexte

Le Code noir est un ensemble d'édits royaux qui régissait l'esclavage dans les colonies françaises. Bien qu'il soit devenu caduc, il n'a jamais été formellement abrogé. La question des réparations pour l'esclavage est un sujet sensible en France, souvent débattu dans le cadre des relations entre la France et ses anciennes colonies.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a soutenu l'abrogation symbolique du Code noir lors d'une réception à l'Elysée. Il a demandé au gouvernement d'adopter la proposition de loi en cours de débat à l'Assemblée nationale. Macron a également évoqué la question des réparations pour l'esclavage, soulignant la nécessité de reconnaissance tout en évitant de faire de fausses promesses. Il a annoncé un travail scientifique international avec le Ghana pour formuler des recommandations sur ce sujet.

Ce que ça change

Cette prise de position marque une avancée dans la reconnaissance des injustices historiques liées à l'esclavage en France. L'abrogation du Code noir pourrait symboliser un pas vers une meilleure compréhension des conséquences de l'esclavage. La réflexion sur les réparations pourrait également ouvrir un débat plus large sur la justice sociale et historique en France.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Cet ensemble d'édits royaux, datant du XVIIe et XVIIIe siècles, organisait l'esclavage. Devenus caducs et sans effets juridiques, ils n'ont toutefois jamais été formellement abrogés.

Son maintien "est comme devenu une faute" , "une trahison de ce qu'est la République" . Emmanuel Macron a soutenu jeudi 21 mai l'abrogation symbolique du Code noir , engagée par le Parlement. Lors d'une réception à l'Elysée pour le 25e anniversaire de la "loi Taubira" reconnaissant la traite et l'esclavage comme crime contre l'humanité, il a demandé au gouvernement "de faire sienne la proposition de loi" adoptée mercredi à l'unanimité en commission et débattue le 28 mai à l'Assemblée nationale.

Cet ensemble d'édits royaux, datant du XVIIe et XVIIIe siècles, organisait l'esclavage. Devenus caducs et sans effets juridiques, ils n'ont toutefois jamais été formellement abrogés.

Emmanuel Macron a par ailleurs évoqué longuement sa réflexion "inachevée" sur le sujet sensible des réparations pour l'esclavage, qui à ses yeux passent d'abord par la "reconnaissance" . Si cette "immense question" , ne doit pas être éludée, "il ne faut pas non plus faire de fausses promesses" , a-t-il affirmé. "Nous devons avoir l'honnêteté de nous dire qu'on ne pourra jamais réparer ce crime totalement, parce que c'est impossible."

Egalement présente, l'ex-ministre de la Justice Christiane Taubira a de son côté évoqué la résolution adoptée fin mars par l'Assemblée générale de l'ONU, à l'initiative du Ghana, qui fait de l'esclavage et la traite des Africains "les plus graves crimes contre l'humanité" . La France (et d'autres pays européens) s'était abstenue, au motif qu'elle ne veut pas de hiérarchie entre les crimes contre l'humanité, une position assumée jeudi par Emmanuel Macron.

"On ne peut pas ne pas entendre ce qu'il y a derrière, qui est justement une demande de justice, toujours de réparation" , a cependant reconnu le chef de l'Etat. Il a annoncé le lancement, avec le Ghana, d'un "travail scientifique international" pour "faire des recommandations très concrètes aux décideurs politiques" , sans dire précisément s'il s'agirait de recommandations sur d'éventuelles réparations.

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