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gouvernementvia Le HuffPost··3 min de lecture

Emmanuel Moulin à la Banque de France ? Le deal qui pourrait sauver ce proche d’Emmanuel Macron

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Le contexte

Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de l'Élysée, est en cours de nomination à la tête de la Banque de France. Cette nomination est soumise à l'approbation des commissions des finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, où il fait face à une opposition significative de plusieurs partis politiques.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Moulin doit passer devant les commissions des finances du Parlement pour valider sa nomination à la Banque de France. Son soutien est incertain, avec des partis comme la France insoumise et le Rassemblement national annonçant leur opposition. Les Républicains pourraient jouer un rôle clé dans le vote, avec des rumeurs d'accords politiques en jeu. La nomination est perçue comme une tentative d'Emmanuel Macron de renforcer son influence avant son départ.

Ce que ça change

La nomination d'Emmanuel Moulin pourrait renforcer le contrôle d'Emmanuel Macron sur des institutions clés avant la fin de son mandat. Cela soulève des questions sur l'indépendance de la Banque de France et sur les relations entre le gouvernement et les partis d'opposition, notamment Les Républicains.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Petits arrangements entre amis ? L’ex-secrétaire général de l’Élysée Emmanuel Moulin passe ce mercredi 20 mai sur le gril des deux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat pour voir valider sa nomination à la tête de la Banque de France . Le vote des parlementaires n’est pas forcément acquis à ce très proche d’Emmanuel Macron . Mais un deal évoqué entre la Macronie et Les Républicains pourrait bien lui permettre de passer l’obstacle.

La nomination du gouverneur de la Banque de France se fait sur décision du chef de l’État. Une fois le nom soumis, l’intéressé ne doit pas être bloqué par au moins (60 %) des élus qui composent les deux ComFi du Parlement. Le vote des 121 sénateurs et des députés a lieu ensuite à bulletin secret.

Du côté de la chambre basse, les réticences sont fortes. France insoumise et Rassemblement national ont annoncé qu’ils voteraient contre et dénoncent une volonté d’Emmanuel Macron de verrouiller les institutions avant son départ en nommant des proches à des postes haut placés. Avant Emmanuel Moulin, le chef de l’État a nommé Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes et Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel ; cette dernière nomination a été validée de justesse au Parlement.

Les socialistes ont fait monter la pression d’un cran mardi, en annonçant leur intention de ne pas donner leur feu vert. Ils ont estimé qu’Emmanuel Moulin « ne présente pas les garanties d’indépendance politique indispensables à la fonction de banquier central » , selon un communiqué du député PS Philippe Brun. Les sénateurs PS, de leur côté, n’ont pas officialisé de position commune mais « une très grande majorité (d’entre eux) s’est exprimée pour un vote contre » , selon le groupe socialiste au Sénat.

Mais cette opposition ne suffira pas pour faire basculer le vote, une trentaine de voix manquant à l’appel. Les élus Les Républicains se retrouvent donc faiseurs de roi - de gouverneur en l’occurrence. Pourraient-ils s’opposer à cette nomination ? Les relations entre le chef de l’État et le président du parti de Bruno Retailleau fluctuent depuis son départ bruyant du gouvernement Lecornu. Pour autant, les sénateurs LR et centristes « devraient voter très majoritairement pour » , a glissé mardi soir un cadre de l’alliance qui domine le Sénat, après avoir sondé de nombreux élus dans la journée.

La raison de cette mansuétude ? Un supposé accord entre le Sénat et l’Élysée, en échange d’une nomination comme Défenseur des droits du sénateur LR et ancien ministre François-Noël Buffet. L’entourage du président LR du Sénat Gérard Larcher a démenti cette rumeur, qualifiée de « ridicule » auprès de l’AFP. Il faudra attendre juillet 2026 et la fin du mandat de la défenseure des Droits Claire Hédon pour connaître le nom du successeur qui sera proposé par Emmanuel Macron.

Emmanuel Moulin est passé dans de nombreux cabinets sous les présidences Sarkozy et Macron. Il avait commencé dès 2007 à travailler dans les cercles de l’exécutif sous la droite, comme directeur adjoint du cabinet de l’ex-ministre de l’Économie Christine Lagarde. Il avait rejoint l’Élysée en 2009 comme conseiller économique du président Nicolas Sarkozy jusqu’en 2012. Après un passage dans le privé (Eurotunnel puis Mediobanca), il était revenu en 2017 au ministère des Finances comme directeur de cabinet de Bruno Le Maire. Il avait ensuite été nommé directeur du Trésor fin 2020, directeur de cabinet de l’ex-Premier ministre Gabriel Attal en 2024 et enfin secrétaire général de l’Élysée en 2025.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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