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gouvernementvia RFI — France··2 min de lecture

Emmanuel Moulin auditionné au Parlement pour devenir gouverneur de la Banque de France

Personnalités citées :Emmanuel MacronEmmanuel MoulinPhilippe BrunÉric CoquerelJean-Philippe TanguyPierre Cazeneuve
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Le contexte

Emmanuel Moulin a été proposé par le président Emmanuel Macron pour devenir le gouverneur de la Banque de France. Sa nomination doit être validée par les commissions des Finances du Parlement français, qui incluent des députés et des sénateurs. Le débat sur sa candidature est marqué par des tensions politiques et des critiques de l'opposition.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Moulin a été auditionné par le Parlement pour le poste de gouverneur de la Banque de France. Sa candidature est contestée par l'opposition, notamment le Parti socialiste et le Rassemblement national, qui expriment des doutes sur sa compétence et son indépendance. Les auditions ont révélé qu'il n'était pas en faveur d'une augmentation de la régulation bancaire, ce qui suscite des inquiétudes quant à la stabilité financière. Le soutien des Républicains sera crucial pour sa nomination.

Ce que ça change

La nomination d'Emmanuel Moulin pourrait avoir des implications sur la régulation bancaire en France, un sujet sensible dans le contexte économique actuel. Les critiques de l'opposition soulignent une tendance à la concentration du pouvoir dans les institutions, ce qui pourrait influencer la perception du gouvernement Macron à un an de la fin de son mandat.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Suspense au Parlement français ce mercredi matin 20 mai. Les députés et sénateurs membres des deux commissions des Finances doivent se prononcer sur la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France proposée par le président Emmanuel Macron. La candidature de l’ancien secrétaire général de l’Élysée (d'avril 2025 à mai 2026) est fragilisée.

Pour repousser la nomination et infliger un camouflet à Emmanuel Macron, il faudra l'opposition des 3/5 des voix exprimées par les commissaires aux Finances du Parlement. C'est élevé, mais plus improbable puisque les socialistes voteront contre.

« Les auditions ont montré qu'Emmanuel Moulin n'était pas favorable à l'augmentation de la régulation bancaire. Sa nomination serait donc une mauvaise nouvelle pour la stabilité financière », déclare le député socialiste Philippe Brun.

Le PS grossit les rangs d'une gauche, accusant aussi le président Macron de placer des proches aux postes clés à un an de son départ du pouvoir, comme Richard Ferrand au Conseil constitutionnel ou Amélie de Montchalin au Conseil d'Etat .

« Le verrouillage des institutions, ça c'est clair », dit de la France insoumise, Éric Coquerel.

À l'extrême droite, le Rassemblement national (RN) votera également contre. Le député Jean-Philippe Tanguy instruit un procès en incompétence contre celui qui a pourtant été également directeur général du Trésor : « Je lui avais demandé à partir de combien de milliers de milliards de dettes, du fait de son incompétence, il allait démissionner de la fonction publique. Au lieu de démissionner, il veut une promotion ».

Des attaques écartées d'un revers de manche par le macroniste Pierre Cazeneuve : « Il a une expérience aujourd'hui absolument colossale. En fait, quand on travaille pour le président de la République, on ne travaille pas pour un parti, on travaille pour la France. Le procès en amitié politique est complètement caduc ».

Pour valider la nomination, le Bloc central doit toutefois compter sur l'apport des voix des Les Républicains, notamment du Sénat, où personne ne se risque à un pronostic, car le choix du président irrite certains.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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