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securitevia RFI — France··3 min de lecture

En France, un «catakit» pour faire face aux catastrophes

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Le contexte

La France est de plus en plus confrontée à des catastrophes naturelles et industrielles, avec des événements graves se multipliant chaque année. La Croix-Rouge française joue un rôle clé dans la formation des citoyens aux gestes de secours et à la préparation face à ces situations d'urgence.

Ce qu'il faut retenir

La Croix-Rouge française forme plus de 100 000 personnes par an aux gestes de secours et a lancé le catakit, un sac de secours contenant du matériel essentiel pour faire face aux urgences. Ce sac coûte 80 euros pour une personne seule et 150 euros pour une famille de quatre personnes. Les bénévoles soulignent l'importance de se préparer aux catastrophes, notamment en ayant des outils pour s'informer et se soigner en cas de besoin. Actuellement, seulement 1 Français sur 10 est prêt à faire face à des catastrophes climatiques ou industrielles.

Ce que ça change

L'initiative du catakit vise à sensibiliser et à préparer les citoyens face à l'augmentation des catastrophes naturelles en France. Cela pourrait améliorer la résilience des populations face aux crises et inciter davantage de personnes à se former aux gestes de secours, contribuant ainsi à une meilleure gestion des situations d'urgence.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Inondations, feu de forêt ou encore tempêtes, la France est de plus en plus exposée aux catastrophes naturelles et industrielles. Chaque année, selon la Croix-Rouge, les Françaises et Français font face à quatre événements naturels jugés « très graves ». Alors, pour préparer au mieux les habitants aux gestes qui sauvent, l'association forme plus de 100 000 personnes par an. Et lance aussi, après 20 ans de conception, son catakit, un sac de secours avec tout le matériel nécessaire à l'intérieur en cas de situations urgentes. Il coûte 80 euros pour une personne seule, 150 euros pour une famille de quatre personnes. L'argent récolté sert à financer les cours de premiers secours et, pour les bénévoles rencontrés, c'est surtout le prix de la simplicité et de la sérénité. Reportage de Mathilde Deparois.

Des compresses, des pansements ou encore un garrot, tout le matériel est rangé dans le fameux catakit. Un sac à dos rouge, avec au centre le logo de l'association. Jérémie Chaligné est responsable du pôle éducation à la Croix-Rouge française. Pour lui, en cas d'urgence, le catakit sert avant tout à se soigner. « Ç a peut être des petits bobos. Ça peut être des blessures aussi, plus importantes à la jambe, qui vont nous empêcher par exemple de nous déplacer. De pouvoir aussi s'informer. Il se peut qu'on ait des coupures d' Internet . On a pu voir ça en Espagne aussi très récemment pendant de longues heures . »

Une coupure d'internet peut survenir lors d'une inondation. En France , la dernière date de février 2026. Près d'un quart des habitants vivent d'ailleurs en zone inondable. Alors pour s'informer, le mieux c'est d'avoir une lampe-radio, présente dans le catakit. « On a la manivelle qui est vraiment une dynamo. On va pouvoir utiliser le signal d'alarme. Il y a vraiment toutes les fréquences », démontre ce bénévole de la Croix-Rouge.

Aujourd'hui, toute la France métropolitaine et les Outre-mer sont touchés par des phénomènes extrêmes qui se multiplient et s'intensifient à cause de l'urgence climatique. « Que ce soit dans les Hauts-de-France, que ce soit beaucoup plus dans le Sud. On peut penser au département de l'Aude, il y a quelques années, qui a été aussi ravagé par des inondations. On peut penser aux feux de forêt qui ont eu lieu en Gironde, mais qui sont remontés quasiment jusqu'en Bretagne, voire même en Normandie aussi », complète le bénévole.

Angèle, 63 ans, est bénévole à la Croix-Rouge. Elle habite près d'une base militaire, à côté d'Évreux en Normandie. « Tout ce qui est bombardement, s'il y avait un conflit… Dans la région, on a beaucoup d'inondations. On a pas mal aussi d'effets de tornades qui se produisent de plus en plus régulièrement . » Même si la retraitée est formée aux risques, elle n'a pas encore tout à fait créé son sac d'urgence chez elle. « C'est vrai que les médicaments, je les ai laissés dans la pharmacie. Et les papiers, ils sont avec nous au quotidien, donc c'est vrai qu'on sait qu'on doit y penser, mais on ne les a pas dupliqués par exemple », relève-t-elle.

Elle compte alors bientôt s'acheter un catakit, comme ça tout est au même endroit. Si demain une catastrophe arrive, elle n'est pas du tout angoissée, elle fait même de la prévention auprès de ses amies. « Ça leur fait quand même un peu peur de se dire : "Pourquoi il nous faut absolument un sac de secours ?". Donc c'est à amener vraiment en douceur, et bien expliquer. Je pense qu'il faut vraiment qu'il y ait de la pédagogie qui soit faite autour de ça pour rassurer les gens, leur montrer que c'est dans leur intérêt et pas autre chose . »

Aujourd'hui, peu de citoyens sont aussi informés et préparés qu'Angèle. Selon la Croix-Rouge, seul 1 Français sur 10 est prêt en cas de catastrophes climatiques ou industrielles.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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