Aller au contenu principal
Toute l'actualité
justicevia RFI — France··2 min de lecture

France: Dominique de Villepin visé par enquête du parquet financier pour des statuettes reçues en cadeau

Personnalités citées :Dominique de VillepinRobert BourgiBlaise CompaoréFrançois FillonÉdouard PhilippeFrançois Asselineau
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, est sous enquête pour des cadeaux reçus durant son mandat. Cette affaire s'inscrit dans un contexte où plusieurs personnalités politiques françaises sont visées par des enquêtes judiciaires, notamment en vue de l'élection présidentielle de 2027.

Ce qu'il faut retenir

Dominique de Villepin est visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier pour des cadeaux reçus lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères. Les objets en question, deux statuettes, auraient été offerts par Blaise Compaoré et un homme d'affaires italien. Villepin a restitué les objets et a reconnu une erreur dans leur acceptation. Parallèlement, d'autres personnalités politiques, comme Édouard Philippe et François Asselineau, font également l'objet d'enquêtes judiciaires.

Ce que ça change

Cette enquête pourrait avoir des répercussions sur les ambitions politiques de Dominique de Villepin pour l'élection présidentielle de 2027. Elle souligne également un climat de méfiance et de vigilance accrue autour des pratiques des élus en matière de transparence et d'intégrité, alors que d'autres affaires judiciaires émergent dans le paysage politique français.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

L'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères français Dominique de Villepin, qui ne cache pas ses ambitions pour l'élection présidentielle de 2027, est visé par une enquête préliminaire du Parquet national financier. Au cœur de cette enquête, ouverte pour « recel de détournements de fonds publics » et « toutes infractions » qui pourraient y être liées selon le communiqué du parquet : deux cadeaux reçus par Dominique de Villepin quand il était au Quai d'Orsay.

L'enquête « porte sur les conditions dans lesquelles une statuette et un buste auraient été offerts à Dominique de Villepin, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, puis conservés par celui-ci », indique le parquet.

Fin avril, Robert Bourgi, lobbyiste et figure de la Françafrique, avait affirmé sur France 2 avoir servi d'intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon, payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par un homme d'affaires italien.

Dans la foulée, Dominique de Villepin avait assuré qu'il pensait ces cadeaux payés par Robert Bourgi et qu'il ignorait leur provenance réelle.

L'ex-ministre a restitué les objets au Quai d'Orsay le 4 mai, puis reconnu quelques jours plus tard qu'il « n'aurait pas dû les accepter ». « C'était une erreur », a-t-il admis sur France Inter, tout en rappelant qu'il « n'y avait pas d'encadrement de ces situations à l'époque ».

La valeur totale des objets s'élèverait à 125 000 euros selon Robert Bourgi : 4 à 5 fois moins en réalité, soutient de son côté l'entourage de Dominique de Villepin, qui voit dans les accusations du lobbyiste et fidèle de l'ex-président Sarkozy des « manœuvres » visant à « régler des comptes politiques ». Ce que l'intéressé conteste.

En 2017, Robert Bourgi avait contribué à couler la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre François Fillon, en révélant qu'il lui avait offert pour 13 000 euros de costumes.

Ces derniers jours, les affaires se sont multipliées concernant des candidats, déclarés ou potentiels, à l'élection présidentielle. Mardi 19 mai, le Parquet national financier (PNF) a annoncé qu'un juge d'instruction allait enquêter sur Édouard Philippe pour des faits présumés de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêt, harcèlement moral et concussion commis au Havre, dont il est maire et président de la communauté urbaine, suite à une plainte avec constitution de partie civile.

La justice a par ailleurs ordonné le renvoi de François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agression sexuelle sur un collaborateur et tentative d'agression sexuelle sur un autre.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.