Aller au contenu principal
Toute l'actualité
immigrationvia RFI — France··2 min de lecture

France: les étrangers enfermés plus longtemps en rétention, mais de moins en moins expulsés

PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La rétention administrative en France est un sujet de débat depuis plusieurs années, notamment en ce qui concerne les conditions de détention et les droits des personnes étrangères. Les centres de rétention sont censés permettre l'organisation de l'éloignement des personnes en situation irrégulière, mais des critiques émergent sur leur utilisation et leur fonctionnement.

Ce qu'il faut retenir

En 2025, le nombre de personnes étrangères en rétention administrative augmente, mais les expulsions diminuent. 60% des personnes enfermées sont libérées par la justice avant d'être éloignées. Les associations dénoncent des irrégularités dans les centres de rétention, qui deviennent des lieux de détention prolongée. Une proposition de loi vise à augmenter la durée maximale d'enfermement de trois à sept mois.

Ce que ça change

Cette situation soulève des questions sur la légalité et l'éthique de la rétention administrative en France. L'augmentation de la durée d'enfermement pourrait exacerber les critiques sur les conditions de détention et les droits des étrangers, tout en impactant le débat public sur l'immigration et la politique d'expulsion.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

En France, le nombre de personnes étrangères placées en rétention administrative augmente encore en 2025. Mais pour la première fois depuis plusieurs années, le nombre d'expulsions, lui, diminue. Au total, 60% des personnes enfermées sont libérées par la justice avant de pouvoir être éloignées du territoire. Cinq associations qui accompagnent les hommes et les femmes en situation irrégulière pointent du doigt les nombreuses irrégularités qu'elles constatent dans ces centres de rétention.

D'après leur rapport publié ce mardi, les centres de rétention sont détournés de leur finalité première et deviennent des « succursales de prison ». En 2025, 44 000 personnes ont été enfermées dans un centre de rétention administrative, une privation de liberté originellement prévue à titre exceptionnel et pour laisser le temps aux autorités d'organiser le départ.

En réalité, 36% des personnes ont effectivement été expulsées. Les autres ont fini par sortir, après 33 jours d'enfermement en moyenne - car l'éloignement était impossible. Illustration parfaite, alors que l' Algérie ne dispense plus de laisser-passer consulaire , 5000 ressortissants ont été enfermés et seulement 12% ont été finalement expulsés.

Plus de 2 000 personnes ont été enfermées jusqu'à 90 jours, la durée maximale légale (excepté pour les condamnés pour terrorisme dont la détention peut atteindre 180 jours). « Plus de la moitié des expulsions interviennent dans les vingt premiers jours et environ 85 % dans les 45 premiers jours, tandis que moins de 10% ont lieu au-delà de soixante jours », selon le rapport.

« L'administration les place en centre de rétention en sachant pertinemment qu'elle ne pourra pas les expulser, donc les personnes restent enfermées jusqu'à trois mois sans pour autant être expulsées, ce qui est pourtant la finalité de la rétention administrative », explique Justine Girard, responsable nationale rétention de la Cimade.

La semaine dernière, dans une tribune, le syndicat des avocats de France dénonçait aussi cette privation de libertés devenue arbitraire qui pourrait être encore plus longue à l'avenir.

Une proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale , veut faire passer de trois à sept mois la durée d'enfermement maximale autorisée. Le texte sera discuté au Sénat ce mercredi 20 mai.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.