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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Grande distribution : prix en rayon, marges… Une commission d’enquête sénatoriale pointe des « pratiques abusives » au détriment des fournisseurs

Personnalités citées :Antoinette GuhlAnne-Catherine Loisier
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Le contexte

Le Sénat français a lancé une commission d'enquête sur les marges de la grande distribution en décembre. Cette initiative vise à examiner les relations entre les distributeurs et leurs fournisseurs, notamment dans le contexte de la protection de l'agriculture et de l'industrie françaises.

Ce qu'il faut retenir

La commission d'enquête du Sénat a dénoncé des pratiques abusives de la grande distribution envers les fournisseurs. Elle appelle à un rééquilibrage du rapport de force pour protéger l'industrie et l'agriculture françaises. Le rapport souligne que la grande distribution capte une part disproportionnée de la valeur dans la chaîne alimentaire. Des recommandations ont été formulées pour améliorer la transparence des marges et protéger les producteurs.

Ce que ça change

Les recommandations de la commission pourraient entraîner des changements significatifs dans les pratiques commerciales de la grande distribution. Si elles sont mises en œuvre, elles pourraient améliorer la situation économique des agriculteurs et des industriels français, en favorisant une répartition plus équitable des marges dans la chaîne alimentaire.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le Sénat dénonce des méthodes prédatrices de la grande distribution envers les fournisseurs et appelle à un rééquilibrage du rapport de force pour protéger l’industrie et l’agriculture françaises

Menaces de déréférencement, vente de services « inutiles »… La commission d’enquête du Sénat sur les marges a dénoncé jeudi des « pratiques abusives » des distributeurs face à leurs fournisseurs , appelant à rééquilibrer le « rapport de force » pour préserver selon elle l’agriculture et l’industrie françaises. Initiée par les Écologistes du Sénat dont Antoinette Guhl, sa rapporteure, et présidée par la centriste Anne-Catherine Loisier, cette commission lancée en décembre a publié jeudi son rapport , formulant une vingtaine de recommandations pour « une meilleure répartition de la valeur » sur la chaîne alimentaire.

Après six mois d’auditions, elle constate « l’existence de pratiques problématiques » voire « prédatrices » de la part des distributeurs au détriment des « autres maillons de la chaîne », résume Antoinette Guhl. « Pour 100 euros de valeur » sur les achats alimentaires, « 8 vont aux agriculteurs, 14 aux industriels qui transforment les produits, 35 aux importations (de produits étrangers) et 40 vont à la grande distribution », fait-elle valoir. En cause, la concentration de la grande distribution, d’autant plus forte qu’elle « se double d’alliances internationales » entre enseignes, selon le résumé du rapport.

« Trois groupements hyperdominants », Concordis (Carrefour et Coopérative U), Aura/Everest (Intermarché, Auchan et Casino) et Eurelec (E. Leclerc), font ainsi face à 400 000 exploitations agricoles et 23 000 entreprises industrielles françaises. De quoi favoriser « la brutalité » des négociations commerciales. Les distributeurs recourent « volontiers » à « l’intimidation et la contrainte », juge le rapport, pointant en particulier « les menaces de diminution de commandes, voire de déréférencement » (retrait des rayons) pour obtenir des baisses.

Autre grief : le recours à des centrales européennes d’achats et de services « pour contourner la loi française ». La commission dénonce également le « droit de péage » imposé aux fournisseurs contraints d’acquérir certains services commerciaux « inutiles » voire « choquants », parfois qualifiés de « marges arrières ». Ces pratiques entraînent une « casse sociale » en fragilisant les entreprises agroalimentaires, déplore Antoinette Guhl.

Pour changer la donne, la commission suggère ainsi de publier « chaque année, la comparaison entre l’évolution des prix de vente aux consommateurs et celle des tarifs négociés avec les fournisseurs » et d’instaurer en grande surface « un affichage obligatoire des marges » sur les fruits et légumes, souvent plus élevées que sur certains produits d’appel sucrés comme les sodas. Elle propose de « conclure une charte » pour « exclure du champ des centrales européennes » les entreprises « qui produisent et vendent majoritairement en France », ou encore d'« améliorer le ciblage des contrôles » par la répression des fraudes.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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