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economievia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Guerre au Moyen-Orient : l’inflation va quasiment doubler en Europe cette année

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Le contexte

La guerre au Moyen-Orient a des répercussions économiques importantes sur l'Union européenne, notamment en raison de la dépendance énergétique des pays membres. La Commission européenne a récemment ajusté ses prévisions de croissance et d'inflation en réponse à ces crises. La France, en tant que membre de l'UE, est directement affectée par ces évolutions économiques.

Ce qu'il faut retenir

La Commission européenne prévoit une croissance de 1,1 % pour l'UE en 2026, avec une inflation atteignant 3,1 % en raison du choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. La situation économique des ménages se dégrade, avec une confiance au plus bas depuis 40 mois. Pour la France, la croissance est estimée à 0,8 % cette année, avec une inflation prévue à 2,4 % en 2026. Le déficit public français devrait rester au-dessus de 5 % du PIB jusqu'en 2027.

Ce que ça change

Les prévisions économiques indiquent une détérioration des finances publiques en France, avec un déficit qui pourrait atteindre 5,7 % du PIB en 2027. Cela soulève des questions sur la viabilité des politiques économiques et les mesures de soutien nécessaires pour faire face à l'impact du conflit au Moyen-Orient sur l'économie française.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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La Commission prévoit désormais une croissance de 1,1 %, cette année, après 1,5 % en 2025. La projection a été abaissée de 0,3 point. L’inflation repart en forte hausse sous l’effet du choc énergétique.

De crise en crise. À peine l’Union européenne semblait-elle avoir digéré les incertitudes autour de la politique commerciale américaine que la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz viennent fragiliser les espoirs de rebond. Dans ses nouvelles perspectives de printemps, la Commission a ainsi revu à la baisse sa prévision de croissance des 27 pour 2026, de 1,4 % à 1,1 %. En parallèle, l’inflation, poussée à la hausse par l’énergie, grimpe à 3,1 %, soit un point de plus que ce que les économistes attendaient il y a encore quelques mois. La situation se stabiliserait en 2027. À cette échéance, la croissance est attendue à 1,4 % et l’inflation à 2,4 %.

« En tant qu’ importateur net d’énergie , l’économie de l’UE est extrêmement vulnérable au choc énergétique provoqué par le conflit au Moyen-Orient – le deuxième choc de ce type en moins de cinq ans. La flambée des prix de l’énergie entraîne une hausse des factures des ménages et une explosion des coûts des entreprises, ce qui réduit les bénéfices de nombreux secteurs et a pour effet de détourner les revenus de l’économie de l’UE vers les pays exportateurs d’énergie », détaille la Commission, dans son communiqué. Les ménages apparaissent particulièrement perturbés. Entre crainte pour l’emploi et leur pouvoir d’achat, leur indice de confiance touche un point bas depuis 40 mois. Malgré tout, la consommation restera le premier moteur de la croissance cette année, avancent les équipes de Bruxelles.

Le choc énergétique provoquera aussi, sans surprise, une détérioration des finances publiques . Sous le poids de la hausse des taux d’intérêt, du ralentissement de l’activité mais aussi des mesures de soutien, le déficit public moyen dans la zone progresserait de 3,1 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025 à 3,6 % en 2027, un niveau bien supérieur au plafond de 3 % recommandé par les textes. La dette suivrait la même tendance, évoluant de 82,8 % à 85,3 % en 2027.

Pour la France, la Commission table sur une croissance stable, poussive, à 0,8 %, plombé par le choc énergétique. Un modeste rebond est attendu l’année prochaine à 1,1 %. « L’aéronautique et la hausse des commandes dans l’industrie de la défense devraient soutenir l’investissement et les exportations nettes. Les répercussions du conflit au Moyen-Orient devraient faire grimper l’inflation à 2,4 % en 2026 et à 1,8 % en 2027 » , écrivent les économistes. Dans ces conditions, le déficit se maintiendrait au-dessus de 5 % du PIB en 2026, à 5,1 % avant de bondir à 5,7 % en 2027, tandis que la dette grimperait de 116 % en 2025 à 120 % en 2027.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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