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CONTRE-POINT - Emmanuel Macron a espéré que cette situation inédite allait obliger tous les acteurs du jeu à se convertir à une « culture du compromis », mais qui est étrangère à l’histoire politique française dominée par la confrontation.
Jusqu’ici, la Ve République a résisté à tous les crash-tests, c’est-à-dire aux événements ou accidents qui auraient pu l’ébranler dans ses fondements. Elle a résisté à la première alternance politique, en 1981 ; à la première cohabitation, en 1986 ; à une dissolution ratée, en 1997 ; à une cohabitation de longue durée (1997-2002) ; à la réduction du mandat présidentiel ; à des révisions constitutionnelles à répétition ; à l’éclatement du clivage gauche-droite, en 2017… Les institutions ont été régulièrement mises à l’épreuve, la fonction présidentielle a parfois semblé fragilisée, les lectures présidentielle et parlementaire ont souvent alterné. Mais, à chaque fois, la Constitution de 1958 a prouvé sa souplesse et sa capacité d’adaptation.
Depuis près de deux ans maintenant, les institutions léguées par le général de Gaulle subissent un nouveau crash-test : l’absence de majorité à l’Assemblée nationale. Deux premiers ministres, Michel Barnier et François Bayrou, en ont été victimes…
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