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santevia RFI — Monde··4 min de lecture

Hantavirus: «Notre travail n'est pas terminé», dit le patron de l'OMS

Personnalités citées :Quentin Le Gaillard
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Le contexte

Le hantavirus est un virus potentiellement mortel transmis par les rongeurs, avec des cas sporadiques observés dans le monde. En France, des mesures de santé publique sont mises en place pour gérer les cas contacts et prévenir la propagation de l'infection. La situation actuelle est marquée par l'évacuation d'un navire de croisière où des cas d'hantavirus ont été détectés.

Ce qu'il faut retenir

Le ministre de la Santé a annoncé des mesures de quarantaine renforcées en France suite à un cas positif d'hantavirus. Un cas contact a été identifié à Concarneau et transféré au CHU de Rennes. Les autorités sanitaires ont durci les règles d'isolement pour tous les cas contacts, en réponse à la situation sur le navire MV Hondius. Au total, 22 cas contacts ont été identifiés en France, et des décès liés au virus ont été confirmés.

Ce que ça change

Les nouvelles mesures de quarantaine renforcée visent à limiter la propagation de l'hantavirus en France. Cela souligne l'importance de la vigilance sanitaire face à des maladies infectieuses émergentes. La gestion de cette situation pourrait influencer les protocoles de santé publique à l'avenir.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, mardi 12 mai, que le « travail » des autorités sanitaires n'était « pas terminé » après l'évacuation de plus d'une centaine de passagers et membres d'équipage du MV Hondius où un foyer d'hantavirus avait été détecté.

Publié le : 12/05/2026 - 11:46 Modifié le : 12/05/2026 - 11:47

« Notre travail n'est pas terminé », a averti le patron de l' OMS , Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez tenue ce 12 mai à Madrid au lendemain de la fin des opérations d'évacuation du navire de croisière MV Hontius , qui a repris dimanche soir la direction des Pays-Bas depuis les Canaries, avec une partie de son équipage encore à bord.

« Compte tenu de la longue période d'incubation du virus (...) d'autres cas » pourraient apparaître dans les semaines à venir, a martelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, disant « espérer » mardi que les pays suivront « les conseils et les recommandations » de l'OMS dans la lutte contre l'hantavirus. Les occupants du bateau évacués sont des ressortissants d'une vingtaine de pays différents.

« L'OMS dispose de directives claires », a-t-il rappelé avant d'évoquer « la question de la souveraineté » nationale. « Nous ne pouvons pas contraindre les pays à appliquer nos protocoles. Nous pouvons seulement conseiller et recommander », a-t-il poursuivi. « La recommandation de l'OMS est qu'elles (les personnes évacuées) soient suivies activement, dans un centre de quarantaine désigné ou à domicile, pendant 42 jours à compter de la dernière exposition, qui est le 10 mai, ce qui nous amène au 21 juin », a-t-il détaillé.

« Je comprends parfaitement que la population de Tenerife ait pu être préoccupée par le débarquement, sur ses côtes », a-t-il encore dit. « Le risque est faible, tant pour la population de Tenerife qu'à l'échelle mondiale, et tous nos efforts au cours de la semaine écoulée ont visé à le maintenir à ce niveau », a-t-il ajouté, disant prendre « la situation très au sérieux ».

De son côté, le Premier ministre espagnol a salué la réussite de cette opération : « Le monde n' (avait) pas besoin de plus d'égoïsme, ni de plus de peur », a-t-il lancé, une allusion aux réticences de certains en Espagne, et en particulier aux Canaries, qui refusaient d'accueillir le navire pour procéder à son évacuation. « Ces derniers jours, nous avons entendu de nombreux représentants publics se demander pourquoi le pays africain du Cap-Vert n'accueillait pas l'opération », a rappelé le chef du gouvernement, faisant référence sans le citer au président régional des Canaries notamment.

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« Mais pour nous, il était clair que ce n'était pas la question, que la vraie question en était une autre (...) Pourquoi ne viendrions-nous pas en aide à ceux qui en ont besoin si nous en avons les moyens ? », a-t-il ajouté. Le navire, reparti le lundi 11 mai au soir avec une partie de son équipage, est attendu aux Pays-Bas, mais pas avant dimanche soir.

Le passager espagnol du Hondius rapatrié le dimanche 10 mai à Madrid où il a été diagnostiqué positif à l'hantavirus, a désormais des symptômes, fièvre et difficultés respiratoires, mais reste dans un état stable, a annoncé aujourd'hui le ministère de la Santé. « Le patient dont le test provisoire à l'hantavirus est positif présente un léger état fiévreux et des symptômes respiratoires, bien que [son état] soit stable et sans aggravation clinique évidente », ont indiqué les autorités sanitaires. Ce patient, dont on ignore l'âge, se trouve à l'isolement dans un hôpital militaire de Madrid, à l'instar des treize autres Espagnols évacués du bateau. Tous ont été soumis à un test PCR et seul un d'entre eux a été positif.

Un cas contact à l'hantavirus a été identifié à Concarneau (Finistère). Celui-ci a été transféré mardi matin au CHU de Rennes, a indiqué à l'AFP le maire de la ville, dans un contexte de durcissement des règles d'isolement en France. « Je viens d'avoir confirmation il y a quelques instants que la personne est en cours de transfert ce (mardi) matin » au CHU de Rennes, a déclaré Quentin Le Gaillard, maire de la ville portuaire bretonne. Cette information a été confirmée par la préfecture d'Ille-et-Vilaine. Le maire a souligné qu'il ne connaissait pas l'identité de l'homme ni la façon dont il était devenu cas contact.

Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une « quarantaine renforcée en milieu hospitalier » pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, le MV Hondius , hospitalisée « dans un état stable » à Paris selon le gouvernement. La ministre de la Santé a fait état lundi d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesburg et 14 à bord du vol Johannesburg-Amsterdam du même jour. Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius , l'hantavirus Andes , est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

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Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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