Une ex-passagère française du bateau MV Hondius est gravement touchée par l'hantavirus, a indiqué mardi la ministre française de la Santé. Elle a également précisé qu'il n'y a pas de signe de circulation du virus en France. Le président français Emmanuel Macron a, de son côté, estimé que la situation est "sous contrôle" sur le territoire français.
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La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, a tenté, mardi 12 mai, avec des spécialistes médicaux, de calmer les inquiétudes de la population française à propos de l' hantavirus , alors qu'une Française, ex-passagère du MV Hondius, est gravement touchée.
L'effort a été soutenu depuis Nairobi par le président français Emmanuel Macron , qui a estimé que la situation était "sous contrôle" en France. "Aujourd'hui, le gouvernement a sans doute un des protocoles qui est les plus exigeants, comme l' Espagne et quelques autres, ce qui est une bonne chose, parce que nous avons l'expérience du passé", a-t-il dit, faisant allusion à la pandémie de Covid-19.
La Française contaminée, une croisiériste de plus de 65 ans qui avait été rapatriée avec quatre autres passagers le week-end dernier dans un vol spécial, est en réanimation à Paris à l'hôpital Bichat, dans un "état grave", a indiqué Stéphanie Rist.
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La malade a aujourd'hui "la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire", et pour lui assurer "une oxygénation artificielle, elle a un poumon artificiel, une dérivation du sang pour permettre, on l'espère, de passer le cap, le temps que le poumon agressé par ce virus et les lésions de la paroi vasculaire puissent se rétablir", a précisé l'infectiologue Xavier Lescure lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé.
En revanche, les quatre autres passagers du bateau "vont bien" et "sont soumis à une surveillance médicale étroite" à l'hôpital, a souligné la ministre.
L'ensemble des 22 personnes identifiées en France comme cas contacts de la passagère néerlandaise du navire de croisière MV Hondius décédée de l'hantavirus, sont "actuellement hospitalisées", a annoncé mercredi le ministère de la Santé.
Les huit Français qui ont pris un premier avion le 25 avril au départ de Sainte-Hélène vers Johannesburg avec la passagère malade sont "tous hospitalisés dans des hôpitaux parisiens", tandis que les 14 autres cas contacts, du vol Johannesburg-Amsterdam que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, le sont "dans différentes villes de France", a détaillé le ministère.
La veille, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, avait répété lors d'une conférence de presse que les cas contacts devaient rester hospitalisés au moins "pour 14 jours". Elle avait également rappelé que "les cas positifs dans le monde sont exclusivement des croisiéristes" pour l'instant, a-t-elle rappelé, et il "n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation du virus sur le territoire national".
Dans le premier groupe, figurent trois adolescents qui voyageaient avec leurs parents, tous sont hospitalisés à Paris à l'hôpital de la Pitié Salpétrière, avait précisé l'infectologue Xavier Lescure. "Ils vont être testés aujourd'hui (mercredi)", a indiqué à l'AFP le représentant de la principale fédération de pharmaciens (FSPF), Philippe Besset, à l'issue d'une rencontre entre la ministre et les syndicats d'infirmiers libéraux et de pharmaciens.
L'exécutif se prépare à "déclarer un protocole pour les contacts des cas contacts", a-t-il ajouté. "Il faut les tester de manière régulière", selon un protocole de l'OMS, "tous les deux jours, on fait des tests", a déclaré Yazdan Yazdanpanah, infectiologue à l'hôpital Bichat-Claude-Bernard, sur franceinfo.
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"Sur les places d'hospitalisation, nous n'avons eu aucune difficulté à trouver les places" pour les cas contacts, qui sont dans des chambres spéciales pour limiter le risque de contamination. "Ce sont des chambres qui ont un traitement d'air ultra-sécurisé avec des pressions négatives qui vont empêcher et vont faire diminuer très significativement la transmission aérienne puisque l'air est filtré et en pression hautement négative", a précisé Xavier Lescure.
Interrogée sur l'état de préparation du pays à l'hypothèse d'une nouvelle épidémie, notamment en ce qui concerne les stocks de masques et les places disponibles en hôpitaux, la ministre s'est montrée rassurante. "Suite au Covid, nous sommes sur la trajectoire prévue de reconstitution des stocks de masques, donc nous n'avons pas d'inquiétude sur le sujet", a-t-elle indiqué.
Mercredi, Matignon a indiqué qu'en cas d'épidémie en France, la France dispose d'un stock de masques pour y faire face pendant "minimum trois mois". "Le stock stratégique de l'État est suffisant pour protéger le pays pendant minimum trois mois en cas de vague épidémique. Il est d'ailleurs supérieur à la cible actée en sortie de Covid-19", selon un message à la presse des services du Premier ministre.
La ministre de la Santé doit rencontrer mercredi matin les parlementaires de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, et aura également dans l'après-midi une réunion avec les autres ministres européens de la Santé.
