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« Il faut en faire un sujet de compétitivité » : Choose France, présidentielle… Numeum plaide pour remettre le numérique au coeur des débats

Personnalités citées :Véronique Torner
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Le contexte

Numeum est le principal syndicat patronal du secteur numérique en France, représentant environ 2 500 entreprises. À l'approche de l'élection présidentielle, le syndicat cherche à mettre en avant les enjeux du numérique dans le débat politique, en particulier en ce qui concerne l'intelligence artificielle et les infrastructures numériques.

Ce qu'il faut retenir

Numeum intensifie son plaidoyer pour que le numérique soit au cœur des débats politiques à l'approche de la présidentielle. La présidente Véronique Torner souligne l'importance des investissements dans l'IA et les infrastructures numériques pour la compétitivité de la France. Le syndicat prévoit d'organiser un grand débat avec les candidats à la présidentielle en décembre pour discuter des enjeux numériques. Numeum a également collaboré avec le Medef et participé à des discussions internationales sur la coopération numérique.

Ce que ça change

L'accent mis par Numeum sur le numérique pourrait influencer les programmes des candidats à la présidentielle, en intégrant des enjeux technologiques dans le débat public. Cela pourrait également renforcer la position de la France en tant qu'acteur clé dans le domaine numérique à l'international, surtout dans un contexte de compétition mondiale accrue.

L'article complet

Source originale sur challenges.fr

Alors que Choose France et le G7 mettent en lumière les enjeux de coopération autour de l’IA et des infrastructures, Numeum, le principal syndicat patronal du secteur numérique, intensifie son plaidoyer. Sa présidente, Véronique Torner, détaille les priorités à l’approche de la présidentielle.

Ce lundi 1er juin, le sommet Choose France a été marqué par des annonces en cascade qui totalisent un montant record de 93 milliards d’euros d’investissements. Et l’IA n’est pas en reste : SoftBank a promis une enveloppe de 75 milliards d’euros , dans les Hauts-de-France, pour la construction de centres de données. L’américain Salesforce, a dévoilé un investissement de 2 milliards de dollars en France d’ici à 2030 dans un pôle dédié à l’intelligence artificielle à Paris et pour soutenir des initiatives dédiées à l’éducation et au développement de compétences dans l’IA.

Quelques jours plus tôt, acteurs du numérique du G7 se sont réunis lors du Tech7 pour appeler les pays membres à renforcer la coopération numérique afin de garantir « sécurité, résilience, compétitivité et innovation dans un contexte géopolitique plus instable » en insistant sur les thèmes de la coopération pour la cybersécurité, le quantique ou encore la transformation du travail à l’ère de l’IA . Le lendemain, les ministres du numérique des pays membres se sont mis d’accord pour reconnaître « un ensemble de principes » pour protéger les mineurs en ligne. Cette base servira de document préparatoire au sommet des chefs d’Etats qui aura lieu à Evian, du 15 au 17 juin.

Des annonces qui font la satisfaction de Numeum, le syndicat patronal et la première organisation des professionnels du numérique en France, qui se donne pour mission de mettre le numérique au cœur des débats politiques et économiques. Le syndicat rassemble près de 2 500 entreprises adhérentes , de la start-up au grand groupe international. A l’approche de l’élection présidentielle, Numeum part à la rencontre des candidats potentiels pour insister sur l’importance des enjeux du numérique dans le débat. Véronique Torner, présidente de Numeum depuis 2023 et en fin de mandat, réagit à ces annonces et dévoile les principaux défis de numeum pour les mois à venir.

Véronique Torner. Ces investissements soulignent que la France demeure une terre attractive pour le numérique, en dépit d’un climat incertain. Au-delà, les montants investis confirment que l’IA et les infrastructures numériques constituent des investissements stratégiques pour la compétitivité de notre pays.

Lorsque j’ai pris la présidence de Numeum en 2023, la filière du numérique avait besoin de se structurer. J’ai constaté que le marché du numérique avait beaucoup évolué et ne marquait pas assez son influence dans le discours économique et politique, il y avait un entre-soi généralisé. Il fallait sortir de notre couloir de nage en quelque sorte. J’ai donc opéré une transformation de notre syndicat en insistant sur la coopération entre tous les acteurs du secteur. Nous avons par exemple mené une opération conjointe avec le Medef lors du sommet de l’IA. Nous insistons également sur la dimension internationale face à l’accélération technologique à travers notamment le Tech7.

Tech7 existe depuis six ans et articule les échanges entre les gouvernements et la filière tech. Cette édition sous présidence française marque un point de bascule de notre coopération, à l’issue de trois ans de travaux entre pays membres du G7 et nos homologues Numeum. Cette année, nous avons particulièrement marqué le coup sur la résilience, la souveraineté, et la confiance. Et nous avons insisté sur le quantique, la cybersécurité et le futur du travail.

Ce ne sont pas que des effets d’annonce, un travail de fond est engagé et faisons un point tous les mois entre homologues des pays membres. L’enjeu désormais est d’ouvrir le débat avec d’autres pays partenaires. Cette année, lors de notre réunion avec les ministres du numérique, nous avons convié le Brésil et le Kenya. Nous continuons également d’être attentifs aux sujets liés à l’environnement qui connaît des divergences entre les pays.

En décembre prochain, nous allons également organiser un grand débat avec les candidats à la présidentielle

Depuis le début de l’année nous rencontrons les partis politiques et les candidats à l’élection, et ce mouvement va s’accélérer dans les mois à venir. Avec un message : que le numérique soit au cœur des débats pour en faire un sujet de compétitivité et de résilience, ce qui n’a pas été le cas en 2022 et nous le regrettons. Nous planchons sur des recommandations destinées aux partis qui sortiront au début de l’été, portées par les groupes de travail de notre Equipe de France du numérique, qui rassemble tous les acteurs du secteur. En décembre prochain, nous allons également organiser un grand débat avec les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils puissent s’exprimer sur les enjeux du numérique.

Je termine mes trois années de mandat et ne me représente pas à ma succession. Notre prochaine assemblée générale se tiendra le 16 juin et renouvelle un tiers de notre conseil d’administration. Mon successeur représentera une continuité programmatique des travaux engagés puisque les enjeux des prochains mois sont essentiels avec les échéances qui nous attendent.

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