Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nunez, réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 20 mai 2026. - JULIEN DE ROSA / AFP
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 20 mai à l'Assemblée nationale qu'une "action judiciaire (était) engagée" sur des soupçons d'ingérence numérique étrangère visant des candidats de LFI aux élections municipales de mars dernier.
Répondant à une question du député LFI François Piquemal , le ministre de l'Intérieur a estimé que cette "ingérence numérique étrangère" était "grave". "Nous avons été extrêmement transparents", a-t-il poursuivi, assurant que le rapport sur les ingérences constatées durant le scrutin municipal serait rendu "public".
Un opération d'ingérence numérique depuis Israël a visée trois candidats LFI aux municipales: Sébastien Delogu (Marseille), François Piquemal (Toulouse) et David Guiraud (Roubaix).
Elle avait été dévoilée le 10 mars dernier par Viginum, le service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne.
De leurs côtés, les Insoumis Sébastien Delogu et François Piquemal, ont demandé au gouvernement d'agir pour éviter que la présidentielle de 2027 ne soit "mise en péril par des ingérences étrangères".
"Vous prenez votre voiture et vous voyez un panneau (d'affichage) avec votre nom et un QR code qui renvoie vers de fausses accusations de viol", a raconté Sébastien Delogu au sujet de sa campagne pour les municipales à Marseille, lors d'une conférence de presse mercredi matin à Paris.
François Piquemal se souvient de "créations de pages sur des réseaux sociaux colportant les pires rumeurs", de "la divulgation" de ses "mots de passe de réseaux sociaux" ainsi que de faux visuels de campagne - y compris sur le site de revente en ligne Vinted -- lors des municipales à Toulouse.
