À moins d'un an de la présidentielle, les critiques de certains macronistes envers Emmanuel Macron et son bilan enflent. Notamment dans les rangs des anciens chefs de gouvernement, à l'instar de Gabriel Attal , Édouard Philippe ou Élisabeth Borne . De son côté, Bruno Le Maire , à Bercy pendant sept ans, affirme "refuser" ce mercredi 20 mai au micro de BFMTV-RMC de "s'inscrire dans cette logique de critique systématique du président de la République".
"Quand on a travaillé pendant sept ans comme ministre des Finances avec un président de la République, la plus élémentaire des dignités, c'est de reconnaître ce qu'on lui doit", justifie l'ancien député.
Il explique les critiques qui émergent dans les rangs du camp présidentiel par la volonté de certains de "vouloir tuer le père", or, il l'assure: son "père" à lui, en politique, ce n'est pas Emmanuel Macron. "J'en vois beaucoup qui veulent tuer le père. Moi, j'ai une chance, Emmanuel Macron n'est pas mon père en politique, je suis né en politique avant Emmanuel Macron, très précisément avec Jacques Chirac", assure Bruno Le Maire. "Je me suis engagé en politique pour Jacques Chirac, avec Jacques Chirac, au moment de la crise en Irak en 2003".
L'ancien ministre de l'Économie et des Finances, de 2017 à 2024, va encore plus loin dans l'analyse et estime que le "problème" est par ailleurs qu'"à force d'accabler un homme, on ne voit pas que le véritable problème est que le modèle français est devenu un anti-modèle".
Lui qui souhaite une "véritable révolution idéologique" et une "refondation" de ce "modèle français" appelle à ce que la présidentielle 2027 "ne soit pas une élection par défaut".
"Le sujet n'est pas d'ériger des digues contre les extrêmes, c'est d'ouvrir un chemin pour les Français, ce ne doit pas être une élection contre mais une élection pour", estime Bruno Le Maire. "On ne fait pas le choix du moindre mal", estime encore l'ancien ministre pour qui le Rassemblement national et La France insoumise sont "des dangers pour le pays".
Dans cette optique de la présidentielle, Bruno Le Maire, qui a écarté récemment l'hypothèse d'une candidature, ne dit pas encore qui il soutiendra, estimant que c'est "beaucoup trop tôt pour se prononcer". "Les idées ne sont même pas posées", juge-t-il.
