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gouvernementvia France Info··7 min de lecture

"Je pense que ce serait un atout pour notre pays qu’il devienne gouverneur de la Banque de France", réagit Mathieu Lefèvre, ministre chargé de la Transition écologique, à la suite de la nomination d’Emmanuel Moulin à la Banque de France.

Personnalités citées :Mathieu LefèvreEmmanuel MoulinEmmanuel Macron
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Le contexte

Emmanuel Moulin a été nommé à la tête de la Banque de France, une décision qui suscite des critiques de l'opposition en raison de sa proximité avec le président Emmanuel Macron. Le ministre chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, défend cette nomination en soulignant les compétences de Moulin et son expérience au service de l'État.

Ce qu'il faut retenir

Mathieu Lefèvre soutient la nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France, le qualifiant de grand serviteur de l'État. Il aborde également la question de la hausse des prix des carburants, promettant des annonces du Premier ministre sur des aides ciblées. Lefèvre insiste sur la nécessité d'une transition écologique, notamment par l'accélération de la consigne plastique, tout en reconnaissant les réticences de certains élus locaux.

Ce que ça change

Cette nomination pourrait renforcer la confiance dans la gestion économique du pays, mais elle soulève des questions sur la transparence et l'indépendance des institutions. Les annonces à venir sur les aides aux carburants pourraient avoir un impact direct sur les ménages français, en particulier ceux à faibles revenus. La politique écologique du gouvernement, notamment la consigne sur le plastique, pourrait également transformer les pratiques de recyclage et de gestion des déchets en France.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Alors que la nomination d’Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France suscite des critiques de l’opposition, le ministre chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre défend le choix de l’exécutif et salue un "grand serviteur de l’État". Interrogé également sur la hausse des prix des carburants, il promet des annonces "sur une ligne de crête" entre aides ciblées et rigueur budgétaire. Sur le front écologique, le ministre assume l’accélération de la consigne plastique malgré les réticences d’élus locaux, plaidant pour une transition menée "avec les collectivités" afin de réduire la dépendance énergétique et éviter une lourde facture européenne.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Majid Khiat : Il y a de l’actualité aujourd’hui avec Emmanuel Moulin. Cette nomination, il va passer devant les députés et les sénateurs auditionnés par les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat pour valider cette nomination à la tête de la Banque de France. De nombreuses oppositions expliquent qu’il y a un problème parce qu’il est proche du chef de l’État. Elles ne remettent pas en cause ses compétences, à Emmanuel Moulin. Est-ce que c’est la nomination de trop d’Emmanuel Macron ?

Mathieu Lefèvre : Je crois qu’on a beaucoup de chance d’avoir des gens comme Emmanuel Moulin aux affaires. Emmanuel Moulin, c’est un grand serviteur de l’État, qui a servi dans de nombreuses crises, qui a servi dans le public et dans le privé. Je pense que ce serait un atout pour notre pays qu’il devienne gouverneur de la Banque de France. Maintenant, comme vous l’avez dit, le choix est laissé aux parlementaires.

Il y a un autre sujet qui va arriver, qui est aussi dans l’actualité : la question des carburants, le prix des carburants, avec demain cette conférence de presse du côté de Matignon, du Premier ministre, au sujet des aides sur les carburants. Qu’est-ce que peut annoncer le Premier ministre ? Je sais que vous n’allez pas nous donner les annonces avant les annonces, mais est-ce que ces aides peuvent potentiellement être élargies ?

Ce que je peux vous dire, c’est que le Premier ministre fait preuve de réactivité et qu’il est attentif à la France qui travaille, attentif à tous les secteurs qui sont impactés par la hausse des prix du carburant. La politique du gouvernement, c’est une ligne entre le n’importe quoi budgétaire, consistant à avoir des aides indiscriminées, et l’immobilisme. C’est donc une ligne de crête qui se poursuivra demain avec des annonces.

Il y a certaines conditions pour obtenir ces aides pour ces travailleurs modestes. J’étais en direct d’une station-service il y a moins d’un mois avec un homme d’une cinquantaine d’années. Il me racontait qu’il avait trois enfants, qu’il se considérait comme travailleur pauvre, qu’il était tout près du SMIC, en difficulté, sauf qu’il faisait 25 km par jour au total pour aller travailler et qu’il ne remplissait donc pas toutes les conditions que le gouvernement avait expliquées pour obtenir ces aides. Qu’est-ce que vous dites à ces laissés-pour-compte, à ceux qui ne cochent pas toutes les cases mais qui sont en difficulté ?

Aujourd’hui, le gouvernement est réactif. Il a déjà fait preuve de réactivité puisque les aides du mois d’avril ne sont pas celles du mois de mai et ne seront probablement pas celles du mois de juin. Je crois qu’il faut faire preuve de beaucoup d’écoute sociale et d’attention à l’endroit du monde qui travaille. C’est ce qu’a fait le Premier ministre avec l’indemnité gros rouleur, c’est ce qu’il fait lorsqu’il porte une attention toute particulière au secteur du BTP, au secteur agricole, au secteur des taxis et des VTC : il faut poursuivre ce chemin. En revanche, une politique indiscriminée qui viserait les Français sans conditions de ressources ni conditions de travail serait une politique qui verserait dans le n’importe quoi budgétaire, même si la crise dure.

On ne retrouvera pas le quoi qu’il en coûte ?

La crise va durer. Il faut donc agir à la fois avec des réponses de court terme pour aider les Français à passer ce cap et avec des réponses de long terme. C’est tout le sens de ce que fait le Premier ministre autour du grand plan d’électrification des usages pour nous aider à être moins dépendants. On importe chaque année 60 à 80 milliards d’euros d’énergie fossile. Il l’a dit hier à l’Assemblée nationale : on paye cash notre dépendance. Il faut réduire cette dépendance en nous électrifiant. Et cela tombe bien parce que nous avons une électricité abondante dans notre pays et décarbonée.

Hier, vous étiez justement avec le président de la République, qui a présidé un conseil de planification écologique. Il a demandé au gouvernement, à vous, d’accélérer sur la mise en place de la consigne sur le plastique. Cela veut dire, très concrètement, qu’après les consultations que vous allez avoir, on pourrait se retrouver de manière obligatoire à utiliser ces consignes pour les bouteilles en plastique ?

Aujourd’hui, nous sommes un grand pays consommateur de plastique et nous ne recyclons pas assez. Nous sommes loin de l’atteinte de nos objectifs européens. Cela a une conséquence : cela nous coûte un milliard et demi d’euros par an que nous versons au budget de l’Union européenne. Nous avons donc proposé hier un grand plan plastique dont la consigne est un des leviers qui va nous permettre d’atteindre ces objectifs. Mais il y a la consigne, et également d’autres dispositions, notamment des mesures de sobriété, d’éco-conception et de réemploi. Je crois que nous ne pouvons pas nous passer de ce levier, parce que ce milliard et demi d’euros serait mieux utilisé pour l’éducation de nos enfants et pour la transition écologique plutôt que d’être versé en tant qu’amende.

Mais tout le monde n’est pas d’accord avec vous, force est de le constater. Je regarde les propos de David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France. Il parle d’une écologie technocratique punitive et inefficace. Qu’est-ce que vous répondez au maire de Cannes ?

Je réponds d’abord qu’une concertation va s’engager avec les collectivités, qui sont parties prenantes. Il a raison lorsqu’il dit que certaines collectivités ont dimensionné leurs investissements et qu’il faut donc être très vigilant. Une écologie venue d’en haut, descendante, qui ne consulterait pas et ne s’appuierait pas sur les maires ou sur les élus locaux aurait tort par définition. Je dis en revanche à monsieur Lisnard que l’on ne peut pas se satisfaire de verser un milliard et demi d’euros à l’Union européenne chaque année. Cet argent serait mieux employé pour financer la transition écologique, l’école de nos enfants ou le désendettement, comme il le prône lui-même, plutôt qu’en amende.

Parce qu’il y a la question économique derrière tout cela : cela priverait les collectivités locales d’une manne financière conséquente qu’elles tirent de la revente du plastique. Est-ce qu’il va y avoir une compensation ? Est-ce que cela va être un sujet dans ces consultations ?

Il existe des leviers possibles de compensation, notamment au travers des éco-organismes qui participent à la gestion des déchets dans notre pays, afin que les collectivités bénéficient d’un soutien renforcé. En tout état de cause, nous ne ferons pas cette réforme contre les collectivités. Nous la ferons avec elles, en les accompagnant aussi bien sur le plan financier que sur le plan industriel. Mais je le redis : le statu quo sur le plastique n’est pas possible.

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