La plateforme dédiée au bénévolat a été victime d’une intrusion informatique exposant les informations personnelles de 550 000 utilisateurs. Les personnes concernées seront informées individuellement
Le gouvernement a indiqué mardi que sa plateforme dédiée au bénévolat Jeveuxaider.gouv.fr a été victime d’une fuite de données personnelles concernant environ 550 000 comptes.
« Les données concernées peuvent inclure notamment les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone, dates de naissance et historiques d’engagement des utilisateurs », indique un communiqué du ministère des Sports, de la jeunesse et de la vie associative. Les utilisateurs concernés « seront informés individuellement ». Le ministère précise toutefois qu'« aucun mot de passe n’a été compromis » et que le site ne stocke aucune donnée bancaire ni pièce d’identité.
Une « vulnérabilité de sécurité » ayant affecté cette plateforme « a été exploitée par un acteur malveillant », selon le communiqué. Cette faille a été corrigée. Depuis, des investigations se poursuivent afin de confirmer l’étendue exacte des données concernées et d’analyser les circonstances précises de l’incident.
Jeveuxaider.gouv.fr est une plateforme de mise en relation d’associations et de candidats à des missions de bénévolat. Elle est utilisée par de grandes associations nationales, mais aussi par de petites structures locales ou encore des collectivités territoriales. La plateforme est désormais opérationnelle, « dans des conditions de sécurité renforcées », selon le gouvernement.
Cet incident s’inscrit dans un contexte de multiplication des cyberattaques, visant aussi bien des fédérations sportives que des opérateurs de téléphonie comme Free ou des chaînes d’hôtels comme Logis Hôtels France ou Brit Hotel. Mi-avril, l’Agence nationale des titres sécurisés, qui gère les demandes de pièces d’identité, a elle-même été frappée par une attaque massive, concernant les données de près de 12 millions de particuliers et de professionnels. Selon plusieurs rapports d’entreprises de cybersécurité, la France figure parmi les pays les plus visés par ces actes, qu’il s’agisse de vols de données ou d’attaques via des logiciels malveillants.
