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economievia Le Figaro — Économie··4 min de lecture

L’agence S&P maintient la note de la France

Personnalités citées :Roland LescureSébastien Lecornu
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Le contexte

La notation de la dette souveraine de la France par l'agence S&P est un indicateur clé de la santé financière du pays. Après une dégradation en 2025, la décision de maintenir la note à A+ avec perspective stable est perçue comme un signe positif dans un contexte économique incertain. Les agences de notation surveillent de près les finances publiques françaises, surtout dans un climat géopolitique tendu.

Ce qu'il faut retenir

L'agence S&P maintient la note de la France à A+ avec une perspective stable. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a salué cette décision, affirmant que le gouvernement reste engagé à réduire le déficit public. La situation financière de la France s'est améliorée, avec un déficit public prévu à 5,1% du PIB en 2025. Les tensions géopolitiques, notamment liées au conflit en Iran, influencent les décisions des agences de notation.

Ce que ça change

Cette décision de S&P pourrait renforcer la confiance des investisseurs dans la dette française, facilitant ainsi le financement des dépenses publiques. Cependant, les défis budgétaires demeurent, avec des prévisions de déficit en hausse pour 2027. Le gouvernement devra naviguer prudemment entre les exigences budgétaires et les pressions politiques, surtout avec une Assemblée sans majorité.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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L’agence américaine garde inchangée la notation de la dette souveraine, après sa dégradation de l’automne dernier.

Un îlot de soulagement dans la mer agitée des finances publiques. L’agence de référence Standard & Poor’s (S&P) a choisi ce vendredi soir de maintenir la note de la France . Elle évalue donc toujours l’Hexagone à A+ avec une perspective stable rejoignant ainsi l’analyse de Fitch qui, elle aussi, a décidé il y a quelques semaines de garder la note de la dette à A+ avec perspective stable. Roland Lescure, ministre de l’Économie, « prend acte de la décision de l’agence S&P », a communiqué Bercy. « Le Gouvernement reste pleinement mobilisé pour poursuivre la réduction du déficit public et de la dette, afin de garantir dans la durée la solidité financière et la compétitivité de l’économie française», poursuit le ministère.

En octobre dernier, en amont du calendrier prévu, S&P Global avait créé la surprise en dégradant d’un cran la note de la dette souveraine, l’abaissant à A+ (dette de qualité «moyenne supérieure»). L’agence intervenait quelques jours seulement après la présentation de la copie budgétaire 2026 du second gouvernement de Sébastien Lecornu, s’inquiétant alors de «l’incertitude sur la finances publiques» «élevée». Pour l’instant, la troisième grande agence, Moody’s, reste un cran au-dessus , à Aa3. Elle n’a pas changé cette note en avril.

La décision de S&P marque donc la clôture d’une «saison des notations» relativement calme pour la France. Les prochains verdicts sont prévus pour l’automne. Après les deux grandes dégradations de fin 2025, cette détente pour les notes françaises était attendue par les observateurs.

Premièrement, car Bercy a enregistré une bonne nouvelle sur le front des finances publiques au début de cette année avec un déficit public qui s’est limité à 5,1% du PIB en 2025 alors même que le gouvernement prévoyait 5,4%. Pour l’année en cours, S&P prévoyait que le déficit atteindrait 5,3% dans sa précédente analyse. Or, la Commission européenne estime désormais que celui-ci devrait se maintenir aux abords des 5,1% du PIB.

Deuxièmement, car la situation géopolitique particulièrement tendue depuis le déclenchement du conflit en Iran a tendance à pousser les agences à une certaine forme de prudence. « Dans le choc (géopolitique) qu’on est en train de traverser , explique Anthony Morlet-Lavidalie, économiste à l’institut Rexecode, c’est rarement une bonne idée d’amplifier un problème alors qu’on est déjà en période de tension ». Ainsi, une dégradation aurait été une nouvelle particulièrement mauvaise pour la dette française dans un contexte où la crise internationale a déjà fait s’envoler les taux d’emprunt. En France, la guerre au Moyen-Orient a entraîné une progression de la charge de la dette à hauteur d’environ 3,6 milliards d’euros, selon les calculs de Bercy. Les taux d’emprunt à 10 ans de l’État oscillaient autour de 3,2% avant la guerre du Golfe et tournent autour de 3,6% après avoir dépassé à plusieurs reprises 3,8%. Par ailleurs, le conflit en Iran a grevé les perspectives de croissance pour cette année. L’Insee a annoncé vendredi que le PIB s’était contracté de 0,1% au premier trimestre. Alors que le gouvernement espéré atteindre les 1% en 2026, la Commission et le FMI l’entrevoient désormais respectivement à 0,8 % et 0,7 %.

Malgré ces vents contraires, le gouvernement semble résolu à adopter une réponse mesurée à la crise. Les aides accordées pour y répondre représentent pour l’instant 1,2 milliard d’euros, et sont distribuées de manière «ciblée», martèle le gouvernement, aux ménages et secteurs économiques les plus concernés, loin des plus de 60 milliards déversés à partir de 2022 pour atténuer la poussée d’inflation née de la guerre en Ukraine.

«Les agences préfèrent agir quand on y voit clair, et c’est ce qu’elles ont fait en 2025, quand on était sorti du choc énergétique et que la France ne faisait pas d’efforts assez importants » pour redresser ses finances publiques, ajoute l’expert de Rexecode. Et, justement, la question des « efforts » budgétaires sera, à n’en pas douter, au cœur des réflexions des agences (et des débats politiques) à l’automne prochain. En effet, même si le déficit public semblerait pouvoir être maîtrisé en 2026, la Commission Européenne alerte déjà sur la possibilité d’un nouveau dérapage en 2027.

Bruxelles dit tabler sur une hausse du déficit à 5,7% du PIB en 2027, ce qui serait le niveau le plus élevé de toute la zone euro «à politique inchangée». Or, dans une situation politique où le gouvernement est bloqué entre le marteau d’une Assemblée sans majorité et l’enclume d’une élection présidentielle qui exacerbe les tensions, la France aura probablement beaucoup de difficultés à mettre en œuvre des économies d’ampleur en 2027.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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