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autrevia L'Obs··1 min de lecture

La gauche doit en finir avec la monarchie présidentielle

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Le contexte

L'article aborde la question de la monarchie présidentielle en France, en faisant référence à l'histoire politique du pays depuis la Révolution française. Il souligne que la République parlementaire a été minoritaire dans l'histoire politique française et que l'esprit monarchique persiste sous une forme électorale.

Ce qu'il faut retenir

L'article soutient que la France n'a pas complètement rompu avec la monarchie, même après l'exécution de Louis XVI. Il évoque la thèse d'Ernst Kantorowicz sur les deux corps du roi et souligne que la République parlementaire a été rare dans l'histoire française. L'auteur affirme que le président de la République exerce un pouvoir qui rappelle celui d'un monarque, bien que cela soit encadré par la Constitution.

Ce que ça change

Cet article soulève des questions sur la nature du pouvoir exécutif en France et appelle à une réflexion sur la nécessité de réformer le système politique pour réduire la présidentialisation. Cela pourrait influencer le débat public sur la gouvernance et la structure institutionnelle en France.

L'article complet

Source originale sur nouvelobs.com

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Le 21 janvier 1793, la toute jeune République française mettait à mort le roi Louis XVI, en le coupant en deux. La France venait de tuer son roi. Elle n’en avait pas fini avec la monarchie.

En 1957, Ernst Kantorowicz publiait sa thèse désormais célèbre sur « les Deux Corps du roi » , qui présentait le monarque en chair et en symboles, à la fois homme mortel et représentation politique du royaume.

En guillotinant Louis XVI, la France tuait l’homme Louis Capet dans l’espoir de mettre à bas le corps symbolique du roi au profit d’une République « une et indivisible » . Mais la monarchie avait encore de beaux jours devant elle.

Les authentiques moments de République parlementaire n’ont représenté que 80 années sur les 230 qui nous séparent de la Révolution. La République est restée minoritaire dans sa propre histoire.

Le récit sur la République parlementaire véhiculé par les César de tout poil, de Napoléon III à de Gaulle, imprime encore notre imaginaire collectif. Le parlementarisme y est synonyme de chaos et de chienlit. C’est pourtant sous une République parlementaire – la III e République – que la France a traversé et remporté la Première Guerre mondiale.

L’esprit monarchique est encore bien vivant aujourd’hui, sauf que le roi n’est plus de droit divin. Il est de droit électoral. On pourrait objecter que le rôle du président de la République est strictement encadré par la Constitution et par le principe de séparation des pouvoirs. C’est exact du point de vue juridique et institutionnel. Moins si on compare la puissance de l’Etat entre l’ancien régime et aujourd’hui.

Entretien « La présidentialisation et la personnalisation du régime sont le comble de l’anachronisme »

Texte extrait depuis l'article original sur nouvelobs.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur nouvelobs.com.

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