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santevia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Lait infantile contaminé : un rapport pointe des «lacunes» dans la gestion de la crise

Personnalités citées :Mathilde HignetMichel Lauzzana
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Le contexte

L'affaire des laits infantiles contaminés a débuté en décembre 2025 avec le rappel de produits par Nestlé en raison de la présence d'une toxine potentiellement dangereuse pour les nouveau-nés. Cette crise a mis en lumière des lacunes dans la gestion de la sécurité alimentaire en France, impliquant à la fois les industriels et l'État.

Ce qu'il faut retenir

Un rapport parlementaire souligne des lacunes dans la gestion de la crise des laits infantiles contaminés, pointant du doigt la lenteur des rappels par les fabricants et le manque de réactivité des autorités. Les députés Mathilde Hignet et Michel Lauzzana interrogent la réalité des contrôles effectués par le fournisseur chinois et critiquent la dépendance croissante des autorités sur les auto-contrôles des industriels. Ils recommandent de renforcer les contrôles et d'améliorer les procédures d'alerte pour les produits destinés aux enfants.

Ce que ça change

Ce rapport pourrait entraîner des changements significatifs dans la réglementation des contrôles sanitaires en France, notamment en ce qui concerne les matières ajoutées dans les produits alimentaires pour enfants. Les recommandations formulées visent à prévenir de futures crises similaires et à garantir une meilleure sécurité alimentaire.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Des familles et associations avaient accusé les fabricants d’avoir trop tardé à engager les rappels, et l’État de s’être excessivement reposé sur leur bonne volonté.

La gestion de l'affaire des laits infantiles a révélé des «lacunes» de l'État français et des industriels et celles-ci doivent être «impérativement prises en compte dans la perspective de futures crises» , pointe mardi un rapport parlementaire.

Cette affaire avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né. Puis elle s'est amplifiée avec une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs, jusqu'en février dernier. Point commun: un ingrédient une huile riche en acide arachidonique (ARA) fourni par le même sous-traitant chinois.

Des familles et associations avaient ensuite accusé les fabricants d'avoir trop tardé à engager les rappels, et l'État de s'être excessivement reposé sur leur bonne volonté. «Si l'impact épidémiologique de la crise des laits infantiles contaminés semble aujourd'hui limité, cet évènement révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte dans la perspective de crises futures» , écrivent les rapporteurs.

«Si on regarde la chronologie, on voit bien qu'il y a eu un problème» , pointe auprès de l'AFP la députée Mathilde Hignet (LFI-NFP) co-rapporteure de cette mission, expliquant que Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l'huile ARA le 24 décembre, n'a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier. Avec son co-rapporteur, le député Michel Lauzzana (Renaissance), ils s'interrogent aussi sur la «réalité des contrôles mis en place» par le fournisseur chinois, et déplorent les «moyens limités des autorités de contrôle» qui conduisent «à se reposer, de manière croissante, sur les auto-contrôles mis en place par les industriels» . Les rapporteurs se demandent «s'il n'aurait pas fallu d'emblée rappeler l'ensemble des lots contenant l'huile ARA en provenance du fournisseur chinois» , plutôt que d'attendre les résultats des analyses, et pointent la communication «relativement tardive» des autorités qui ont mis «17 jours» pour envoyer un message à l'ensemble des professionnels de santé.

Les conséquences sanitaires restent, à ce jour, incertaines. En France, les autorités sanitaires ont initialement signalé trois décès de bébés ayant consommé un lait rappelé. Mais pour deux d'entre eux, à Angers et Bordeaux, la responsabilité du lait a été écartée. Dans la perspective de crises futures, les rapporteurs émettent douze recommandations, notamment de mieux encadrer les «matières ajoutées» comme l'huile ARA, de renforcer les contrôles indépendants, en les faisant financer par les industriels, et d'améliorer les procédures d'alerte quand un aliment destiné aux enfants est en cause.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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