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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

Laits infantiles : un rapport parlementaire français pointe les « lacunes » de l’État et des industriels

Personnalités citées :Mathilde HignetMichel Lauzzana
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Le contexte

La gestion de la crise des laits infantiles en France a été marquée par des rappels massifs de produits en raison de la présence d'une toxine potentiellement dangereuse. Cette situation a soulevé des questions sur la réactivité des industriels et des autorités françaises face à la crise.

Ce qu'il faut retenir

Un rapport parlementaire souligne des lacunes dans la gestion de la crise des laits infantiles, notamment des délais de réaction jugés trop longs. Les rapporteurs, Mathilde Hignet et Michel Lauzzana, critiquent la communication tardive des autorités et le manque de contrôles indépendants. Ils recommandent de mieux encadrer les matières ajoutées et d'améliorer les procédures d'alerte pour les produits destinés aux enfants.

Ce que ça change

Ce rapport pourrait entraîner des réformes dans la réglementation des produits alimentaires pour enfants en France, notamment en matière de contrôle et de communication en cas de crise. Les recommandations visent à renforcer la sécurité alimentaire et à éviter de futures crises similaires.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Un rapport parlementaire pointe des lacunes dans la gestion de la crise des laits infantiles, marquée par des rappels massifs et des délais de réaction jugés trop longs par les autorités et les fabricants

La gestion de l’affaire des laits infantiles a révélé des « lacunes » de l’État français et des industriels et celles-ci doivent être « impérativement prises en compte dans la perspective de futures crises », pointe mardi 19 mai un rapport parlementaire. Cette affaire avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide, toxine pouvant provoquer des vomissements dangereux chez un nouveau-né.

Puis elle s’est amplifiée avec une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs, jusqu’en février dernier. Point commun : un ingrédient – une huile riche en acide arachidonique (ARA) – fourni par le même sous-traitant chinois.

Des familles et associations avaient ensuite accusé les fabricants d’avoir trop tardé à engager les rappels, et l’État français de s’être excessivement reposé sur leur bonne volonté. « La crise des laits infantiles révèle certaines lacunes qui doivent impérativement être prises en compte à l’avenir », écrivent les rapporteurs.

« Si on regarde la chronologie, on voit bien qu’il y a eu un problème », pointe auprès de l’AFP la députée Mathilde Hignet (LFI-NFP, gauche) co-rapporteure de cette mission, expliquant que Nestlé, après avoir appris que la contamination provenait de l’huile ARA le 24 décembre, n’a informé les industriels que le 30 décembre puis les autorités françaises le 5 janvier.

Avec son co-rapporteur, le député Michel Lauzzana (Renaissance), ils s’interrogent aussi sur la « réalité des contrôles mis en place » par le fournisseur chinois, et déplorent les « moyens limités des autorités de contrôle » qui conduisent « à se reposer, de manière croissante, sur les auto-contrôles mis en place par les industriels ».

Les rapporteurs se demandent « s’il n’aurait pas fallu d’emblée rappeler l’ensemble des lots contenant l’huile ARA en provenance du fournisseur chinois », plutôt que d’attendre les résultats des analyses, et pointent la communication « relativement tardive » des autorités qui ont mis « 17 jours » pour envoyer un message à l’ensemble des professionnels de santé.

Les conséquences sanitaires restent, à ce jour, incertaines. En France, les autorités ont initialement signalé trois décès de bébés ayant consommé un lait rappelé. Mais pour deux d’entre eux, à Angers (ouest) et Bordeaux (sud-ouest de la France), la responsabilité du lait a été écartée.

Dans la perspective de crises futures, les rapporteurs émettent quatorze recommandations, notamment de mieux encadrer les « matières ajoutées » comme l’huile ARA, de renforcer les contrôles indépendants, en les faisant financer par les industriels, et d’améliorer les procédures d’alerte quand un aliment destiné aux enfants est en cause.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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