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gouvernementvia Le HuffPost··3 min de lecture

Le « Code noir » bientôt abrogé ? Macron soutient la proposition de loi

Personnalités citées :Emmanuel MacronChristiane Taubira
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Le contexte

Le 'Code noir' est un ensemble de textes qui régissaient l'esclavage dans les colonies françaises. La loi Taubira, adoptée en 2001, a reconnu la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité. Le débat sur l'abrogation du Code noir et les réparations liées à l'esclavage est un sujet sensible en France.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a soutenu l'abrogation du 'Code noir', le qualifiant d'offensant pour la République. Il a demandé au gouvernement de soutenir la proposition de loi qui sera examinée à l'Assemblée nationale. Macron a également évoqué la question des réparations liées à l'esclavage, reconnaissant une demande de justice de plusieurs pays. Il a annoncé un travail scientifique international avec le Ghana pour formuler des recommandations sur ce sujet.

Ce que ça change

Cette prise de position de Macron pourrait marquer un tournant dans la reconnaissance des injustices historiques liées à l'esclavage en France. L'abrogation du Code noir et la réflexion sur les réparations pourraient influencer le débat public et les relations de la France avec les pays concernés.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Pour Emmanuel Macron, le maintien du « Code noir » dans le droit français est devenu « une forme d’offense » . À l’occasion des 25 ans de la loi Taubira reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, le président de la République a soutenu ce jeudi l’abrogation du « Code noir » , cet ensemble de textes royaux ayant organisé l’esclavage dans les colonies françaises : des textes devenus selon lui « une trahison de ce qu’est la République ».

Lors d’une cérémonie organisée à l’Élysée en présence de Christiane Taubira, le chef de l’État a estimé que le maintien symbolique de ce texte dans le droit français ne pouvait plus être ignoré. « Le silence, voire l’indifférence que nous maintenons depuis près de deux siècles à l’égard de ce Code noir [...] est devenu une forme d’offense », a-t-il déclaré.

Emmanuel Macron a ainsi demandé au gouvernement de soutenir officiellement la proposition de loi visant à abroger définitivement le « Code noir » qui sera examinée le 28 mai prochain à l’Assemblée nationale.

Mais le président a surtout longuement évoqué une réflexion encore « inachevée » sur la question des réparations liées à l’esclavage, sujet particulièrement sensible en France.

Sans pour autant promettre de mesures concrètes, Emmanuel Macron a reconnu l’existence d’une « demande de justice » portée par plusieurs pays africains et caribéens. Cette question a notamment resurgi après l’adoption fin mars par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution portée par le Ghana qualifiant l’esclavage et la traite des Africains de « plus graves crimes contre l’humanité » . La France s’était alors abstenue, refusant de hiérarchiser les crimes contre l’humanité, une position de nouveau assumée ce jeudi par Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron a également annoncé le lancement, avec le Ghana, d’un « travail scientifique international » chargé de formuler « des recommandations très concrètes aux décideurs politiques » . Il a toutefois immédiatement fixé une limite : « Nous devons avoir l’honnêteté de nous dire qu’on ne pourra jamais réparer ce crime totalement. »

Le président a aussi insisté sur le fait qu’aucune décision politique ne pourrait « mettre un point final à cette histoire » . Selon lui, « réparer » , c’est d’abord « restaurer la juste place » de l’esclavage dans « l’histoire de la République » , notamment au travers de l’éducation.

Le chef de l’État a rejeté à la fois les discours hostiles aux démarches mémorielles et l’idée d’une réparation qui pourrait être « intégrale » . « Si nous ne reconnaissons pas, aucune chance qu’on puisse bâtir l’avenir » , a-t-il également lancé, en réponse aux critiques récurrentes contre les démarches de « repentance » . « Nous aurons toujours la réparation imparfaite parce que cette histoire est intranquille » , a-t-il affirmé en conclusion de son discours.

Adoptée en 2001, la loi Taubira avait fait de la France le premier pays au monde à reconnaître officiellement la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Très émue lors de la cérémonie, Christiane Taubira a rappelé que cette reconnaissance était née d’ « une longue expérience collective et individuelle » marquée par la violence de la traite et des plantations. L’ancienne ministre de la Justice a également averti qu’il ne faudrait pas que l’abrogation du « Code noir » reste « juste symbolique » .

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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