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L’institution juge par ailleurs que la réponse du gouvernement français à la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient a jusqu’ici été «appropriée» et doit rester «limitée, temporaire et ciblée».
La réponse du gouvernement français à la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient a jusqu’ici été «appropriée» et doit rester «limitée, temporaire et ciblée» , a estimé jeudi 21 mai le Fonds monétaire international (FMI), avant l’annonce de nouvelles aides . Ce conflit devrait peser sur la croissance en 2026 de la France, juge le FMI, qui abaisse la prévision de 0,9% à 0,7% dans son rapport sur les finances publiques françaises, connu sous le nom d’Article IV. «La réponse des autorités au choc énergétique lié au Moyen-Orient a été, à ce stade, appropriée et devrait rester limitée, temporaire et ciblée sur les plus vulnérables, tout en préservant les incitations de marché et en contenant les coûts budgétaires» , indique l’institution basée à Washington.
Ce rapport annuel est publié alors que le premier ministre français Sébastien Lecornu présente jeudi de nouvelles aides, dans un jeu d’équilibriste pour en limiter l’impact sur le budget. Le premier ministre, accompagné de 10 ministres, doit apporter ses réponses lors d’une conférence de presse à 17h, consacrée aux conséquences de cette guerre au Moyen-Orient et aux «mesures de soutien à l’activité» . Déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre a conduit à un blocage du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transit d’hydrocarbures et d’engrais, dont les cours se sont envolés.
Le conflit pèsera sur la croissance du produit intérieur brut (PIB), révisée en baisse pour la deuxième fois depuis mi-avril par le FMI. Après 0,9% en 2025, celle-ci devrait ralentir à 0,7% cette année en raison d’une inflation plus élevée et d’une demande intérieure freinée. Dans ce contexte, le FMI a insisté sur la nécessité pour la France de poursuivre le redressement de ses finances publiques, dont le rythme actuel est jugé «insuffisant» pour atteindre l’objectif officiel d’un déficit public sous le plafond européen de 3% en 2029, «en l’absence de mesures additionnelles» . «Malgré les progrès récents, la consolidation budgétaire reste plus lente que prévu et reste exposée à d’importants risques de mise en œuvre» , souligne-t-il.
L’institution préconise de «redéfinir les priorités» en matière de dépenses, dont le niveau est parmi les plus élevé en Europe, et de limiter les hausses d’impôts. Elle a salué comme «bienvenue» l’annonce du gouvernement faite en avril de vouloir procéder à 6 milliards d’euros d’économies sous la forme de gels ou d’annulations de crédits, voire plus à cause de l’impact de la guerre.
